Pourquoi les pays colonisés par la France sont-ils pauvres ?

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Une vidéo aussi stupéfiante sur la France circule sur les réseaux sociaux qu’il y avait une recommandation qu’elle soit confirmée auprès du Dr Google, tapant « taxe coloniale France » si quelqu’un le jugeait « fake news ». En doutant de l’information, j’ai fait la recommandation. Ce que j’ai lu sur internet laisse tout être humain perplexe devant la dévastation causée par les Français dans les pays colonisés et ne sait pas si les anciennes colonies sont aujourd’hui des pays véritablement indépendants.

Depuis 1957, quatorze pays africains (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Tchad, Congo-Brazzaville et Gabon) versent chaque année à la France un impôt sur leurs réserves de change, une sorte de « safe conduite » éternelle. Ensemble, ils ont déposé 550 milliards de dollars à Paris, que la France ne retournera jamais. Ces pays ont été et sont obligés de les déposer auprès de la Banque de La France, mais ils ne peuvent dépenser que 15 % par an. S’ils en consomment plus, ils paient un supplément. Supplément d’intérêt commercial sur leur argent qui est en main française.

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Peu après la Seconde Guerre mondiale, le pacte colonial a maintenu le contrôle des économies de ces pays. La France, en plus de prendre des réserves de change, contrôle aujourd’hui la production de matières premières, a stationné des troupes avec une emprise et les oblige à acheter des armes et du matériel militaire uniquement à la France. Les entreprises françaises ont le monopole de l’eau, de l’électricité, des ports, des transports et de l’énergie. Un pacte qui est en vigueur. Sans les richesses encore exploitées de l’Afrique, la France serait la 15e économie mondiale et ne serait jamais parmi les premières, a déclaré le ministre italien Luigi Di Maio en février dernier.

En 1958, Sékou Touré (1922-1984), originaire de Guinée équatoriale, est le premier dirigeant africain à se rebeller contre l’empire français sous le slogan suivant : « La liberté et la pauvreté étaient préférables à opulence dans l’esclavage ». Il accéda à l’indépendance au détriment de beaucoup de misère produite par les colons. Avant de partir, trois cent mille sectes françaises pleines de fureur haineuse ont laissé le pays détruit, réduit en poussière. Ils ont tout brûlé devant : des livres, des tracteurs, des bâtiments, des machines, des plantations, des bibliothèques, des stocks de nourriture, des bovins abattus et des hôpitaux ont été dévastés avec leurs appareils. S’ils le pouvaient, ils brûleraient la population avec leur président. Ils ont brûlé et détruit tout ce que la colonie avait construit avec l’argent et la main-d’œuvre locaux ou avec ceux apportés de France. Le pays a été dévasté. Le but de cette dévastation était de donner aux autres colonies un message de ce qui se passerait si elles osaient vouloir l’indépendance.

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La plus grande partie de la pauvreté africaine est due à l’attitude française à l’égard de ses anciennes colonies. La France n’est pas en position matérielle d’y renoncer, même si elle le voulait. Le lecteur comprend maintenant la pauvreté Africain ?

Des informations plus étonnantes sur la taxe et sur ce que le pays de Proust fait encore avec ses anciennes colonies, le lecteur trouve sur Internet en tapant Institut Européen des Relations Internacionales — Academia Diplomática Europaea.

Parce que c’est ce pays, avec cette immense verrière, qui ose donner des leçons sur la façon de prendre soin de nos terres et de nos incendies et qui commet toujours l’inaction de parler d’ « internationalisation de l’Amazonie » comme s’il s’agissait de son ancienne colonie ici. Nous aimerions savoir ce qui se passerait si Macron voulait internationaliser les réserves russes de gaz naturel, de pétrole des Arabes ou si le monde voulait faire de même avec la collection des musées français.

Le président français sait que les sources de revenus de son pays vont baisser au cours des prochaines décennies. Il s’inquiète et sait qu’il est nécessaire de les récupérer et rien de mieux que de profiter du savoir-faire d’un pays colonialiste pour tenter d’apporter des richesses brésiliennes, si près de votre Guyane. Après tout, toute l’Amérique était la colonie de quelqu’un. Pourquoi ne pouvez-vous pas revenir à un état différent de celui actuel ? Ne sachant pas ce que nous sommes, Macron nous considérait vulnérables et ne s’attendait pas à la réaction de la présidence de la République, des militaires et du peuple brésilien. Et il ne comptait même pas sur le manque d’approbation de ses collègues du G-7. Il était isolé dans le groupe, mais il avait l’air bien sur la photo à l’intérieur de la France, faisant de la facturation politique avec nos brûlures.

Carlos Perktold, Avocat, psychanalyste et écrivain

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