Traverser la planète pour poser le pied aux Seychelles, ça se mérite : depuis São Paulo, vingt-cinq à trente heures de trajet, entre 2 000$ et 4 000$ le billet aller-retour en classe éco, ou 10 000$ pour s’offrir la classe affaires. C’est un investissement, clairement. Mais les options d’escale ne manquent pas. Emirates via Dubaï, Qatar via Doha, Turkish via Istanbul, ou encore South African Airways via Johannesburg : toutes permettent, sans frais supplémentaires, de s’offrir une parenthèse à Dubaï ou Istanbul. Et pourquoi pas, pour ceux dont l’agenda est plus souple, embarquer avec Air France, combiner Paris et Nairobi pour un safari, puis s’envoler vers Mahé : trois expériences, un seul voyage, un retour direct Paris–São Paulo.Pour choisir sa compagnie, un détail compte : l’appareil qui dessert Mahé. Cinq heures de vol depuis le Golfe, huit depuis Istanbul, onze depuis Paris. Sur ces liaisons, Qatar et Etihad alignent parfois des Airbus A320 à fuselage étroit, peu spacieux sur la durée. Emirates, elle, propose deux vols quotidiens Dubaï DXB, Mahé SEZ en Boeing 777, toutes classes confondues et avec d’excellentes correspondances. Air France et Turkish privilégient l’A330, plus large, en éco et affaires.À l’arrivée, le Boeing 777 d’Emirates attend sur le tarmac, l’Airbus 320 d’Etihad se prépare, Air Seychelles stationne à proximité : la compagnie nationale, partenaire d’Etihad Airways, partage l’affiche.
LE MEILLEUR MOMENT POUR PARTIR ET DOCUMENTATION
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Le thermomètre oscille entre 24 °C et 32 °C toute l’année, mais tout le monde ne cherche pas la même ambiance. Les mois d’avril-mai et octobre-novembre offrent un répit rare : pas de vent, une mer à 29 °C, une visibilité qui dépasse les 30 mètres. Le reste de l’année, les alizés soulèvent le sable, fouettent les jambes sur les grandes plages ouvertes, et il faut parfois se réfugier derrière les arbres ou dénicher une crique plus abritée. Une averse soudaine ? Patience : deux heures plus tard, le soleil revient, comme si de rien n’était.
Pour l’entrée sur le territoire, la paperasse se limite au strict minimum : passeport valide, billet retour, preuve de réservation d’hôtel. Aucun visa, aucun vaccin spécifique n’est exigé.
COMBIEN COÛTE L’HÉBERGEMENT AUX SEYCHELLES
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Seychelles rime souvent avec luxe, mais il existe bien d’autres alternatives. À Mahé et La Digue, de nombreuses guesthouses proposent des chambres à moins de 60$, parfois listées sur AirBnB. Pour ceux qui rêvent d’une expérience plus exclusive, dormir dans un palace, même quelques nuits, fait partie du voyage.
Pour viser les meilleures chambres avec vue sur Mahé, comme au Four Seasons ou au Constance Ephélia, tablez sur 1500$ la nuit pour deux. Sur La Digue, les plus beaux hôtels tournent autour de 350$ par nuit. Les budgets varient, le panorama reste unique.
LANGUES ET DEVISES
Oubliez les repères habituels : ici, le créole s’impose dans la rue, sur les panneaux, au quotidien. Les Seychellois parlent couramment anglais et français, héritage colonial obligé, mais le créole, langue officielle, a sa propre grammaire et une musicalité qui rappelle l’Afrique, même si elle puise dans le français.
Dans le portefeuille, la roupie seychelloise (SCR) fait loi : pour 100$, comptez environ 1 300 SCR. Faites un premier change à l’aéroport, puis dirigez-vous vers un bureau de change ou une banque à Victoria. Ici, les guichets s’ouvrent souvent directement sur la rue, à hauteur d’homme.
ACHETER LA PUCE POUR ACCÉDER À INTERNET
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À l’aéroport international, le petit comptoir de Cable & Wireless attire tout de suite l’œil. La 3G suffit pour rester connecté, recharge possible dans n’importe quel point de vente, le tout via un téléphone à l’ancienne. Pour 30$ (398 SCR), la connexion tient la route pendant sept jours, sur Mahé, Praslin, Silhouette ou La Digue. L’opérateur Airtel propose, lui, une 4G plus rapide pour ceux qui veulent plus de débit.
COMMENT SE DÉPLACER SUR ET ENTRE LES ÎLES
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Se mouvoir sur chaque île suppose d’adapter ses habitudes. À Mahé, les transports publics sont rares et les taxis clairsemés. La solution ? Louer une voiture. Pour ceux qui préfèrent ne pas conduire, il est possible d’engager un chauffeur pour la journée. Sur Praslin, la location de voiture permet de parcourir l’île, de l’aéroport à la Vallée de Mai jusqu’aux plages, avant de rendre le véhicule juste avant d’embarquer pour La Digue.
Sur La Digue, l’ambiance change : le vélo règne sans partage. On en loue un dès l’arrivée, et il devient compagnon de route pour explorer les pistes pavées, grimper quelques côtes et rejoindre les plages les plus spectaculaires. Ceux qui préfèrent laisser les pédales de côté peuvent toujours opter pour un taxi, disponible à La Passe pour quelques trajets ponctuels. Un vélo garé sur le sable, une crique vide, et l’île s’offre sans filtre.
QUOI METTRE DANS LA VALISE
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Avant de décoller, jetez un œil à cette liste d’indispensables pour profiter des Seychelles sans mauvaise surprise :
- Crème solaire (SPF 30 minimum), appareil photo, téléphone chargé à bloc et mémoire bien vide.
- Adaptateurs universels (au moins deux ou trois), car les prises locales, en 220V, reprennent le modèle anglais à trois broches.
- Chaussures de plage robustes : le sable cache souvent des rochers et des fragments de corail, parfois coupants, qui n’épargnent pas les pieds des marcheurs curieux. La tong ne résiste pas toujours aux vagues et baskets et mer ne font jamais bon ménage.
Les Seychelles n’offrent jamais deux fois la même lumière, ni les mêmes paysages. Même le climat, capricieux en janvier, alterne entre orages brefs et soleil éclatant, comme si l’archipel s’amusait à brouiller les repères. Ceux qui s’y aventurent en reviennent rarement indifférents.

