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Traitements du cancer des testicules  

 

Les traitements  

 

Le testicule est la glande sexuelle mâle, elle a deux fonctions :Elle produit les spermatozoïdes qui vont féconder les ovules femelles. C’est son rôle de reproduction et l’immense majorité des tumeurs survient a partir de cette lignée. Une fonction endocrinienne. Elle secrète les hormones sexuelles mâles qui conditionnent les caractères sexuels secondaires masculins.

Le cancer du testicule est un cancer rare puisqu’il ne représente que 1 % des cancers de l’homme, soit 2,3 pour 100.000 hommes et 3 % des cancers uro-genitaux ; cependant sa fréquence est probablement plus importante car un certain nombre de cancers généralisés dont le point de départ est testiculaire ne sont pas rapportés à la tumeur originelle. Ce cancer est important car d’une part ii survient souvent chez des sujets jeunes de 20 à 30 ans, d’autre part les méthodes modernes permettent une amélioration importante de son pronostic.

Les causes du cancer  

 

Les cancers sont, suivant les statistiques, de 12 a 48 fois plus fréquents quand le testicule n’est pas descendu à sa place normale avant I’ âge de 6 ans. II est donc indispensable de surveiller systématiquement chez les enfants la "descente testiculaire" et, si celle-ci ne se faisait pas, de la provoquer artificiellement si possible à I’ âge de 6 ans.

CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE DES CANCERS TESTICULAIRES

Elles sont assez univoques. L’attention du patient dans la grande majorité des cas est attirée par une masse dure dans le testicule. Celle-ci peut être de volume variable, soit un "petit pois" enchassé dans la glande, soit une volumineuse masse englobant tout le testicule. Cette masse peut parfois être difficile à différencier d’une tuméfaction de I’epididyme, organe qui surplombe le testicule. Les tuméfactions epididymaires sont en général bénignes et d’origine infectieuse. Les tumeurs testiculaires s’accompagnent volontiers d’une sensation de lourdeur ou de tension mais il est rare que la douleur constitue le symptôme vraiment révélateur. Enfin et malheureusement , il est relativement fréquent que le patient vienne consulter pour une tumeur maligne d’autre localisation abdominale et pulmonaire en particulier. Ce n’est que I’examen complet qui retrouvera la tumeur testiculaire originelle.

Les types de cancer  

On distingue 4 grands types de tumeurs testiculaires dont les traitements et le pronostic sont différents :
  le séminome pur qui représente 40 % des cancers du testicule, très radiosensible.
  le dysembryome, moins radiosensible, 40 % des tumeurs testiculaires.
  le dysembryome associé au séminome ou au choriocarcinome, 15 à 20% des tumeurs testiculaires.
  le choriocarcinome, tumeur rare, 1 % des tumeurs testiculaires, et grave.

Les traitements 

 

La chirurgie.

Outre I’orchidectomie, elle consiste en I’exérèse des ganglions lateroaortiques qui peuvent être envahis de façon latente (40 % des cas). Elle est particulièrement indiquée dons les cas de tumeurs radiorésistantes.


  La radiothérapie.

Elle est basée sur le fait que, dons certaines tumeurs, les cellules cancéreuses sont plus sensibles aux rayons X que les cellules normales et peuvent donc être détruites sélectivement par radiothérapie.

Mais ceci n’est vrai que dons les tumeurs radiosensibles telles les séminomes. II est alors possible de traiter de cette façon les métastases ganglionnaires profondes lateroaortiques.

  La chimiothérapie.

Les tumeurs testiculaires, en particulier les dysembryomes, ont une particulière sensibilité à la chimiothérapie. Les nouvelles drogues sont utilisées en régie en association. Elles sont très efficaces mais ont une grande toxicité, nécessitent une surveillance très stricte, entraînent des troubles fonctionnels gênants (nausées, vomissements, diarrhée, perte des cheveux pour certains) et perdent de leur efficacité au bout de plusieurs cures. Elles peuvent enfin entraîner une stérilité secondaire.

  Les indications thérapeutiques

  Dans les séminomes, outre I’orchidectomie, une radiothérapie sur les aires ganglionnaires latero-aortiques est indiquée.

  Dans les dysembryomes ou les tumeurs associées, un évidement lombo-aortique sera pratiqué en association avec la chimiothérapie en cas d’atteinte ganglionnaire lombo-aortique décelée a la tomodensitometrie. Si cet examen est normal et si les marqueurs sont normaux après I’orchidectomie, 2 conduites sont possibles : . une surveillance très stricte et un traitement en cas de récidive . un évidement lombo-aortique systématique a titre diagnostic. La chimiothérapie est indiquée dons les tumeurs étendues avec, en particulier, une extension aux ganglions latero-aortiques ou des métastases a distance.

 

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