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Diagnostic
On réalise des épreuves diagnostiques lorsqu'il y a présence de signes et symptômes d'un cancer de l’estomac ou si le médecin soupçonne un tel cancer. Les épreuves peuvent comporter les suivantes :
· examen physique complet
· épreuves de laboratoire, comme des analyses sanguines et un examen qui permet de révéler la présence de sang dans les selles (recherche de sang occulte fécal)
· examens d’imagerie, comme la radiographie, l’échographie et la tomodensitométrie du tractus gastro-intestinal supérieur et de l’abdomen
· endoscopie du tractus gastro-intestinal supérieur (gastroscopie) ou de la cavité abdominale (laparoscopie)
· biopsie des zones anormales observées lors d’une endoscopie
Il est possible qu’on effectue des radiographies, échographies et tomodensitométries supplémentaires afin d’évaluer l’étendue de la maladie, soit à quel point elle a évolué (stade).
Pathologie et stadification
Une fois qu’on a diagnostiqué un cancer de l’estomac, on réalise d’autres examens afin de déterminer :
· le type de cancer gastrique
l’adénocarcinome constitue le type le plus fréquent de cancer de l’estomac; il représente plus de 95 % des cancers gastriques
· le stade du cancer gastrique (jusqu’où le cancer s’est propagé)
le stade est fondé sur la taille de la tumeur, l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques et la propagation ou non du cancer à d’autres régions du corps
le cancer est souvent au stade avancé lors du diagnostic puisque les symptômes aux premiers stades peuvent être assez vagues et même absents
· le degré de malignité, ou grade de la tumeur (rapidité avec laquelle les cellules cancéreuses se développent ou jusqu’à quel point elles apparaissent anormales)
les cancers gastriques sont de type intestinal (bien différenciés et à croissance lente) ou diffus (peu différenciés et à croissance rapide)
Certains des sièges (emplacements) où le cancer de l’estomac se propage le plus souvent sont notamment :
· organes voisins comme le foie, le pancréas, la rate, le côlon, le diaphragme, la vésicule biliaire, les canaux biliaires et l’intestin grêle
· ganglions lymphatiques qui entourent l’estomac ou qui logent dans l’abdomen
· organes distants comme les ovaires, les poumons, le cerveau et les os
D’autres types de cancers, comme le cancer de l’œsophage, du pancréas, de la vésicule biliaire, du foie, du poumon et de la peau (mélanome), peuvent se propager à l’estomac. Dans un tel cas, le cancer n’est pas considéré comme un cancer gastrique. On dira plutôt qu’il s’agit d’une métastase du cancer d’origine à l’estomac.
La qualité de la réponse au traitement dépend des facteurs suivants :
· stade du cancer
· atteinte des ganglions lymphatiques
· grade de la tumeur
· emplacement de la tumeur
Ces renseignements aideront le médecin à établir le meilleur plan de traitement possible pour chaque personne atteinte d’un cancer de l’estomac.
Traitement
Chaque personne atteinte d’un cancer de l’estomac aura un plan de traitement personnalisé établi par son équipe soignante. Celle-ci recommandera des options thérapeutiques basées sur les caractères spécifiques du cancer et sur les besoins particuliers de la personne atteinte. Un plan de traitement du cancer de l’estomac peut comporter l’une ou plusieurs des options suivantes :
· chirurgie
pour retirer l’estomac en partie ou en totalité, selon l’étendue et l’emplacement du cancer
pour prévenir un blocage ou contourner un blocage si le cancer est à un stade trop avancé pour être guéri
pour insérer une sonde d’alimentation afin de maintenir l’état nutritif de la personne atteinte si elle est incapable de manger pendant une longue période de temps
· chimiothérapie
souvent associée à la radiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses qui restent après la chirurgie (traitement adjuvant) et pour réduire le risque de récidive
pour soulager la douleur et maîtriser les symptômes d’un cancer gastrique au stade avancé
emploi du 5-fluorouracil, un médicament qu’on associe à la leucovorine et habituellement à d’autres agents chimiothérapeutiques
· radiothérapie
souvent associée à la chimiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses qui restent après la chirurgie (traitement adjuvant) et pour réduire le risque de récidive (le 5-fluorouracil est un agent chimiothérapeutique qui rend les cellules cancéreuses plus sensibles aux radiations)
pour soulager la douleur et maîtriser les symptômes d’un cancer gastrique au stade avancé
· chirurgie au laser
mesure palliative permettant de soulager les symptômes et de rétablir la capacité de la personne atteinte à avaler de la nourriture et des liquides
Soins de soutien
Un diagnostic de cancer peut engendrer de nombreux défis pour la personne atteinte et sa famille. Chaque personne vivra une expérience différente puisque le cancer, son traitement et la convalescence diffèrent pour chacune. Le cancer de l’estomac peut entraîner certaines inquiétudes, notamment :
· le suivi, une fois le traitement terminé
il est important que les personnes atteintes d’un cancer gastrique aient régulièrement des visites de suivi une fois leur traitement terminé; ces rencontres peuvent être assez fréquentes au départ puis se faire moins nombreuses, selon la situation
· le syndrome de chasse
il est possible que l’estomac vide rapidement son contenu dans l’intestin grêle après un repas puisque la fonction de l’estomac et l’espace dans lequel s’accumule la nourriture ont changé après la chirurgie; le fait de manger des repas plus légers et de restreindre certains aliments aide à réduire le risque que le syndrome de chasse se produise
· l’anémie
il s’agit d’une diminution du nombre de globules rouges qui peut se produire si l’estomac ne peut plus absorber le fer, la vitamine B 12 ou l’acide folique; il peut être nécessaire de prendre des suppléments de fer et d’acide folique ou de faire des injections de vitamines B 12 pour traiter l’anémie
· le reflux gastrique
il s’agit du retour de la bile et du contenu de l’estomac vers le haut, soit dans l’œsophage, qui peut se produire en raison de l’accumulation de gaz dans l’estomac; le fait de prendre des antiacides prescrits et d’éviter certains aliments et breuvages peut aider à réduire ou à prévenir le reflux
· le syndrome de l’anse borgne
il s’agit d’une obstruction dans le moignon duodénal qui peut se former après certaines interventions chirurgicales et il est possible qu’une infection se développe aussi à cause de l’obstruction; on peut traiter le syndrome de l’anse borgne par le biais de la chirurgie ou de la prise d’antibiotiques
· la nutrition
après un traitement du cancer gastrique, la perte d’appétit, la satiété précoce, la perte de poids et même la malnutrition peuvent se manifester; le fait de consulter un diététiste pour adapter son alimentation peut aider à répondre aux besoins nutritionnels d’une personne atteinte d’un tel cancer
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