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Dans le premier cas, la majorité des symptômes consiste en l'apparition, après une phase fébrile, de début, de vomissements et d'une diarrhée hémorragique. Si des soins attentifs ne sont pas mis en œuvre rapidement, l'animal se déshydrate, s'épuise, se prostré et peut mourir.
Les médicaments administrés seront essentiellement des antibiotiques (chloramphénicol, tétracycline), des astringents du tube digestif et des antihémorragiques (vitamine K, pectine).
La forme hépatorénale est très grave car, en général et très rapidement, s'installent des phénomènes de jaunisse et surtout d'urémie qui, intoxiquant l'animal, entraînent la mort dans un coma entrecoupé de crises nerveuses.
Dans cette deuxième forme, on utilisera également les antibiotiques mais il faudra chercher à forcer la barrière rénale et faire chuter le taux d'urée par des perfusions diverses (plasma de Quinton, glucose, sérum physiologique) associées à divers diurétiques (orthosiphon, cynara, lespénéphryl).
Cette maladie est trop grave pour que l'on néglige la vaccination. Celle-ci s'effectue à tout âge ; elle est souvent associée à celle de la maladie de Carré.
Deux injections à trois semaines d'intervalle et un rappel chaque année.
Chez les chats
Cette maladie est très répandue chez les félins, elle n'est pas due ici à un leptospire mais à un virus. Très grave, souvent mortelle, elle revêt deux aspects : la forme gastro-intestinale, appelée encore gastro-entérite infectieuse, et une forme sanguine appelée leucopénie infectieuse. Bien que cette maladie soit très répandue chez les jeunes, il ne faut pas oublier qu'elle cause de gros dommages chez les adultes.
Les chats de race comme les siamois lui paient un lourd tribut. Le typhus est très fréquent dans les refuges des sociétés protectrices, les garderies mal tenues et il sévit à l'état permanent parmi la population nombreuse de chats erratiques qui peuplent les terrains vagues des grandes cités.
Vomissements et diarrhée sont les symptômes qui attirent d'abord l'attention dans la première forme, mais chez le chat la déshydratation et la prostration surviennent plus rapidement que chez le chien. Dans la forme leucopénique, il s'agit d'une prostration grave, accompagnée d'un semi-coma.
Le poil est terne, la peau a perdu toute élasticité. La mort survient souvent dans l'un et l'autre cas, même en dépit de soins précoces. L'administration d'antibiotiques, cependant, donne quelquefois des résultats (streptomycine, kanamycine) ; dans tous les cas il est indispensable de pratiquer matin et soir des injections réhydratantes et tonicardiaques. Il existe également des sérums anti¬typhus, mais nous pensons que ces sérums ne trouvent vraiment leur utilité qu'en prévention (avant de mettre un chat en pension ou avant de le présenter à une exposition).
Il existe de nombreux vaccins, la plupart sont des virus tués, quelques-uns, récents, sont des virus vivants atténués. On peut vacciner dès l'âge de 9 semaines, des rappels sont nécessaires.
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