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Ce sont des empoisonnements accidentels en général dus à l'étourderie, la négligence plus qu'à la malveillance. Les intoxications peuvent être causées par des corps chimiques utilisés dans l'industrie, le ménage ou par des médicaments à dose exagérée.
Chez les animaux de compagnie les principaux produits en cause sont les raticides, les « tue-limaces », les ingrédients pour le traitement des végétaux. Nous ne passerons pas en revue la longue série des corps chimiques susceptibles d'occasionner une intoxication, et nous bornerons aux plus fréquents.
Arsenic
Symptômes : salivation, vomissements sanglants, diarrhée, soif, accélération respiratoire, vertiges, odeur d'ail de l'haleine. Evolution : coma, mort.
Traitement : faire vomir, administrer de l'hyposulfite et du noir animal. Tonifier le cœur et la respiration. Sources : raticides, produits de traitement des végétaux, médicaments à base d'arsenic.
Strychnine
Symptômes : crise tétanique, raideur extrême, convulsions, tête renversée en arrière, cou en arc de cercle.
Evolution : mort.
Traitement : faire vomir précocement,, gardénal, anesthésie générale.
Sources : appâts empoisonnés (rats, renards). Coumarine
Cet anticoagulant est un des principes actifs le plus fréquemment trouvés dans la mort-aux-rats. Symptômes : hémorragies au moindre choc, saignements de nez, vomissement de sang, selles sanglantes. Affaiblissement, baisse de la température. Evolution : coma et mort. Traitement : antihémorragiques. Sources : appâts pour rats et souris, rats eux-mêmes intoxiqués.
Insecticides
Il s'agit en général du D.D.T. ou de l'H.C.H. (lindane). Il y a fragilité particulière des chats et des oiseaux.
Symptômes : inquiétude, salivation, tremblement, pupilles dilatées, convulsions.
Evolution : régression ou mort en fonction des doses.
Traitement : laver le poil pour éliminer l'insecticide, baigner les oiseaux, lavages d'estomac pour les carnivores. Gardénal et sérum glucose à fortes doses, jamais de lait.
Gardénal et autres barbituriques Symptômes : hébétude, somnolence, paralysie, anesthésie générale, coma.
Evolution : selon la dose, réveil tardif ou coma mortel.
Traitement : lavage d'estomac, perfusion abondante, excitant nerveux (strychnine).
Métaldéhyde
Symptômes : rapides, au bout de vingt minutes. Vo¬missements, convulsions, agitation, salivation puis coma et mort (différence avec la strychnine : convulsions sans tétanisation).
Evolution : régresse si elle est soignée rapidement. Mort en cas d'absorption de dose trop forte. Traitement : anesthésie générale, largactil (pas de bons résultats avec le gardénal). Sources : tue-limaces, tablettes de méta.
Nous avons décrit des symptômes d'intoxication grave, aiguë. Il faut savoir que beaucoup de produits donnent des intoxications chroniques, aux manifestations très subtiles et peu spécifiques (amaigrissement, poil terne, eczémas, néphrites, entérites chroniques). Il faudra tout le doigté du praticien et une interrogation poussée du propriétaire pour déterminer ce qui, dans le mode de vie de l'animal, peut être la cause de l'intoxication (peinture, plomb, vapeurs d'essence, etc.).
Une intoxication aiguë laisse, en dehors des symptômes typiques du toxique, des troubles de divers organes et en particulier des reins, du foie et du tube digestif qui seront à soigner lorsque la première urgence aura été appliquée.
Chez les oiseaux, les intoxications sont nombreuses, on connaît celle par Oxyde de carbone, assez fréquente car leur sensibilité y est grande (20 fois plus que l'homme pour un canari, ce qui explique pourquoi on utilisait ces oiseaux dans les mines pour détecter les émanations de gaz). L'oiseau titube, tombe, est agité de convulsions et meurt. Le traitement est aléatoire : oxygène et solucamphre en gouttes.
Les oiseaux sont sensibles aux insecticides et surtout aux insecticides organophosphorés qui entraînent des paralysies, des vomissements et de la diarrhée. Signalons également le danger de l'épandage d'insecticides dans les cultures qui cause chaque année la mort de dizaines de milliers d'oiseaux sauvages.
Des sensibilités particulières à noter : celles au sel de cuisine, au mouron rouge, au persil (perroquets), aux émanations de peinture.
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