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La boulimique, comme l'anorexique, est plus souvent issue d'un milieu familial aisé.
Dans tous les cas, elle a tenté dans le passé une ou plusieurs cures d'amaigrissement, souvent anarchiques.
Dans les pays industrialisés, la mode est à la minceur. Ce climat incite de nombreuses jeunes filles à s'imposer des restrictions alimentaires. Une enquête réalisée il y a près de trente ans dans des lycées, montrait que deux adolescentes sur trois faisaient un régime.
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En revanche la boulimie est inconnue chez les Noirs et les Portoricains aux Etats-Unis. Dans les pays du tiers-monde, seules les couches occidentalisées de la population sont touchées.
Les médecins constatent que des troubles du comportement alimentaire apparaissent plutôt au sein d'un certain type de familles. Les médecins généralistes et les médecins scolaires devraient d'ailleurs être plus sensibilisés aux petits signes avant-coureurs.
Une famille très refermée sur elle-même, où la nourriture tient une place très importante, confrontée à de nombreux conflits non résolus peut être considérée comme un milieu à risque.
L'absence du père, des problèmes d'alcoolisme, l'existence de proches parents anorexiques ou boulimiques sont aussi des signes d'alerte.
Traitement
La boulimie ne se traite pas comme une infection, avec un simple antibiotique. Les boulimiques mettent souvent des années avant d'oser consulter. Parfois, c'est l'entourage qui devient lucide et se décide à tirer la sonnette d'alarme. Parler d'un secret enfoui au plus profond de soi-même pendant des années constitue déjà un grand progrès et un premier pas vers la guérison. Psychologues, psychiatres et nutritionnistes ont expérimenté toute une palette de traitements qui sont souvent associés.
L'éducation nutritionnelle est systématique, afin d'éviter que les crises de boulimie ne soient entretenues par de mauvaises habitudes alimentaires. Ne pas sauter de repas, ne supprimer aucune catégorie d'aliments, suivre un régime de 1600 à 1800 Calories par jour au moins, renoncer à courir derrière un pseudo-poids idéal, telles sont les principales recommandations régulièrement répétées.
Dans certains cas des médicaments antidépresseurs aident beaucoup, d'autant plus volontiers que beaucoup de boulimiques sont dépressives. De plus, certains de ces médicaments semblent limiter les crises. A côté de ces traitements de base, une psychothérapie est essentielle pour découvrir l'origine des crises de boulimie. Selon leur expérience, les médecins proposent des thérapies familiales, des psychanalyses, ainsi que des thérapies comportementales et cognitives.
Cette dernière technique aide la boulimique à mieux contrôler son alimentation : tenue d'un carnet alimentaire au jour le jour, limitation des pesées, activités de substitution avant les crises de boulimie (par exemple : marcher dans la rue, téléphoner à des amis, faire de la relaxation), suppression des laxatifs.
Une seconde étape vise à réintroduire les aliments que la patiente s'est interdits. Il s'agit d'une véritable désensibilisation alimentaire. L'ensemble de ces mesures comportementales se double le plus souvent de thérapies cognitives. Celles-ci visent à modifier les schémas mentaux des patients, sortes d'idées reçues et de croyances concernant la nourriture, leur corps et leur personne propre.
A la différence des anorexiques, les boulimiques sont rarement hospitalisées, sauf si leur état physique et mental (dépression) est trop critique. Ces traitements sont souvent très longs (plusieurs années), passant par des hauts et des bas. Ils nécessitent toujours un suivi psychologique et médical à long terme.
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