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Une miction impérieuse est une envie d'uriner ressentie de façon urgente, voire douloureuse. Cette perturbation est essentiellement féminine. Elle peut avoir de nombreuses causes et ne doit en tout cas pas être négligée. Il faudra pour en détecter l'origine un examen complet afin de préciser éventuellement des anomalies de l'appareil urogenital ou de déceler une infection urinaire.
Le plus souvent, la miction impérieuse est due à une inflammation de la vessie et de l'urètre secondaire à une cystite. Des troubles hormonaux peuvent également être responsables de mictions impérieuses. Des modifications anatomiques du col de la vessie, une compression extrinsèque par un fibrome par exemple ou une intervention chirurgicale antérieure. Une opération de chirurgie gynécologique et les complications de certains accouchements peuvent être responsables de ce type de pathologie.
Les obstacles mictionnels peuvent également donner des mictions impérieuses, par exemple des lithiases (calculs). Certaines maladies neurologiques sont aussi responsables de ce type d'inconvénient. Enfin, certaines prises de médicaments peuvent se compliquer de mictions impérieuses.
Le traitement de la « miction impérieuse » dépend de sa cause.
Lorsqu'il y a une infection, il suffit de la traiter ; lorsqu'il s'agit d'un médicament, il suffit de le supprimer. Cette affection peut être aussi d'ordre psychique et nécessiter le recours au psychiatre.
Cependant, des séances de relaxation, d'acupuncture, de yoga, ont apporté un secours précis qui a parfois rendu inutile une psychothérapie.
Lorsqu'une affection neurologique est mise en évidence, le traitement médicamenteux et la rééducation sont très particuliers et relèvent de spécialistes.
De mauvaises habitudes mictionnelles de l'enfance peuvent être à l'origine de mictions impérieuses et, dans ce cas, un programme de rééducation permet une amélioration.
Si aucune étiologie n'est retrouvée, il faut faire appel à certains médicaments (anticholinergiques, alpha stimulants). Rares sont les malades atteints d'incontinence rebelle à ces thérapeutiques. Le port de garnitures, la stimulation externe utilisée de façon discontinue, une intervention chirurgicale peut aussi être des solutions.
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