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Un test HPV chez la femme pour prévenir le cancer du col de l'utérus

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Un test HPV chez la femme pour prévenir le cancer du col de l'utérus

Le frottis est l'outil universel pour détecter les lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus, presque toutes liées à une infection virale. Cet examen très simple a l'avantage de dépister les cancers du col à un stade précoce où ils sont encore invisibles mais peuvent être guéris s'ils sont traités à temps.
Ainsi, son utilisation systématique a permis en 50 ans de diminuer de 70 % le taux de mortalité par cancer du col. Mais il est actuellement possible de faire mieux grâce à un nouvel examen plus spécifique qui permet de repérer les personnes à risque.

 

Des virus révélateurs
Il est aujourd'hui établi que le cancer du col est très fortement corrélé à la présence de certains virus dits oncogènes de la famille des papillomavirus (HPV). Ceux-ci sont en effet capables de favoriser le développement de lésions précancéreuses et cancéreuses. Une femme peut néanmoins pendant des années être porteuse de papillomavirus sans jamais développer de lésions cancéreuses du col de l'utérus.

L'infection à papillomavirus est très fréquente chez les femmes jeunes. Environ 15 % d'entre elles sont porteuses de ce virus avant l'âge de 30 ans. Le risque infectieux, directement lié à l'activité sexuelle, est augmenté en cas de rapports sexuels précoces et de changement fréquent de partenaires.

 

Généralement silencieuse, ce qui fait toute sa gravité, l'infection passe le plus sou¬vent inaperçue. L'éventuelle évolution en cancer se fait toutefois en plusieurs années (10 à 15 ans).
Par ailleurs, l'immunité naturelle mise en place par l'organisme permet généralement de se débarrasser des virus (élimination spontanée avec l'âge). Chez certaines femmes, ils peuvent aussi persister à l'état latent, les exposants à un risque potentiel plus important de développer une lésion du col de l'utérus.

 

Analyse plus fine
L'utilité de cet examen ne peut être remise en cause. Le frottis donne des résultats précis lorsqu'il ne révèle aucune réaction suspecte ou à l'inverse lorsqu'il montre des lésions précancéreuses sévères, voire cancéreuses.
Cependant, lorsqu'il est à la limite de la normale, "équivoque", avec des réactions cellulaires mal définies, ou qu'il révèle des anomalies susceptibles d'évoluer vers des lésions précancéreuses, les conclusions sont plus floues.

Lorsque le frottis est d'interprétation un peu imprécise (éventuelles lésions précancéreuses), un examen supplémentaire est aujourd'hui préconisé, le test HPV. De plus en plus pratiqué de nos jours, il permet d'établir la présence ou non de papillomavirus.

En pratique, le gynécologue ou le laboratoire d'analyses effectuera si nécessaire un prélèvement cellulaire au niveau du col utérin, un geste tout à fait similaire au frottis.

 

Papillomavirus : la longue traque
En termes de prévention, ce test est intéressant à plus d'un titre. Il pourra permettre de :
- Mieux identifier les personnes à risque susceptibles de développer un cancer du col de l'utérus.
Une recherche systématique de papillomavirus chez les femmes dont le frottis est équivoque permettrait de mieux prendre en charge celles qui en ont besoin. En effet, si ce test conclut à l'absence de papillomavirus, le risque de développer des lésions cancéreuses serait quasi inexistant. En revanche, les femmes dont le test révèle la présence de papillomavirus devraient bénéficier de contrôles rapprochés.

- Adapter le rythme des frottis en fonction du risque
Aujourd'hui, en France, toutes les femmes sont logées à la même enseigne et bénéficient d'un frottis régulier.
Or seulement 10 % de ces femmes, en moyenne, sont porteuses d'HPV et ont besoin d'être contrôlées. Si ce test HPV était systématiquement effectué en première intention, comme le prouvent certaines études hollandaises et anglaises, il permettrait de focaliser l'attention sur les femmes réellement "à risque".
Le rythme des frottis pourrait de cette façon être adapté en fonction de la présence ou non de papillomavirus, donc du risque potentiel de chaque femme.
Ainsi, les femmes à risque bénéficieraient d'un suivi particulier (un frottis annuel par exemple). Les autres effectueraient cet examen de façon moins contraignante.

 

Le test en pratique
Le test HPV peut être réalisé sur demande du médecin dans les laboratoires d'ânatomopathologie qui effectuent habituellement les frottis ou dans les laboratoires de biologie.

Si votre médecin considère que le résultat de votre frottis justifie un test HPV, deux possibilités sont envisageables : si votre frottis a été effectué en phase liquide, la même préparation peut être utilisée directement pour faire le test HPV. En revanche, si on a utilisé la technique classique de frottis, le test HPV nécessitera un prélèvement supplémentaire.

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