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Les organismes vivants sont principalement composés de carbone, d'oxygène, d'hydrogène et d'azote mais aussi de calcium, de soufre, de phosphore, de potassium, de sodium, de magnésium et de chlore.
A côté de ces onze constituants figurent plus d'une vingtaine d'autres éléments qui ne sont contenus qu'en infime proportion par rapport aux premiers. Présents à l'état de trace, ce sont les oligo-éléments : oligo en grec signifie petite quantité. Une quinzaine d'entre eux sont reconnus comme essentiels à la santé humaine et interviennent dans diverses fonctions physiologiques comme le fer, le fluor, le cuivre, l'iode, le zinc, le sélénium, le chrome.
Ils préviennent et contrôlent les infections. Le cuivre, par exemple, intervient directement sur le foyer infectieux. Le sélénium et le zinc stimulent les mécanismes immunitaires et protègent les tissus. Ils activent ou catalysent encore les réactions biochimiques dans l'organisme.
Ainsi, l'iode entre dans la composition des hormones produites par la glande thyroïde. Sa carence se manifeste par une dilatation de cette glande, le goitre.
Le zinc participe à la croissance. Le nanisme (petite taille) et l'hypo développement des organes génitaux mâles ont été reconnus, dans certains cas, comme la conséquence d'une carence en zinc.
Une alimentation équilibrée suffit à couvrir les besoins en oligo-éléments et, en général, la population tunisienne ne souffre pas de carence.
Les oligo-éléments sont aussi des médicaments. C'est le cas du lithium administré pour le traitement d'une maladie psychique (la psychose maniaco-dépressive).
D'autres sont réellement toxiques, comme l'arsenic, ou le deviennent lorsqu'ils sont pris en quantités excessives. C'est aussi le cas du plomb, qui absorbé au-delà des limites tolérées par l'organisme, provoque des troubles neurologiques graves, plus connus sous le nom de saturnisme
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