 |
Ces médicaments agissent en inhibant la coagulation du sang. Ils peuvent être prescrits quand un caillot s'est déjà formé (lors d'une phlébite), ou à titre préventif pour éviter sa formation. C'est pour cela qu'on les donne lorsque l'on a une jambe dans le plâtre ou si le cœur bat de façon anormale, en cas d'arythmie par exemple.
II existe deux familles d'anticoagulants.
Les injections d’héparine.
Ce type de médicament agit très rapidement. Il est donc prescrit dans certaines situations d'urgence, comme une phlébite.
11 s'administre par injections sous-cutanées dans la peau du ventre, une ou plusieurs fois par jour. Les injections sont faites par les patients eux-mêmes ou par une infirmière.
Le médecin demandera régulièrement des prises de sang afin de contrôler le nombre de plaquettes. En effet, l'héparine risque de provoquer une diminution des plaquettes, composants du sang qui interviennent dans les phénomènes de coagulation.
Chez les personnes âgées ou celles souffrant d'insuffisance rénale, le médecin vérifie aussi, par des examens sanguins, que l'héparine ne s'accumule pas exagérément dans l'organisme.
Les comprimés antivitamine k
Il en existe plusieurs types, tous sous forme de comprimés. Compte tenu de leur action assez lente, ils agissent pleinement quelques jours après le début du traitement. L'antivitamine K peut être donné d'emblée - lors de la découverte d'une anomalie du rythme cardiaque - ou bien à la suite d'un traitement par héparine.
Le médecin commence par prescrire un demi ou un quart de comprimé par jour. Quelques jours plus tard, il adaptera la posologie suivant le résultat d'un examen de sang, appelé l'INR.
En fonction de la pathologie, l'INR doit être compris entre 2,5 et 4,5.
Si l'INR est trop bas, l'antivitamine K est pris en quantité insuffisante et ne donnera pas l'effet désiré. À l'inverse, si YINR est trop élevé, il existe un risque d'hémorragie. D'où la nécessité de prises de sang régulières pour vérifier l'efficacité du traitement et éviter de graves problèmes.
Cette surveillance se fait au départ deux fois par semaine, puis tous les quinze jours, parfois une fois par mois en fonction de la stabilité des précédents contrôles, du patient, de son âge...
Attention aux médicaments pris avec un antivitamine K. Certains pouvant perturber l'INR, il est conseillé de joindre son médecin avant de prendre tout traitement en automédication. Attention aussi à certains aliments : choux, brocolis, épinards, avocats, fenouils, tomates, navets, persil... Ils modifient les effets de l'antivitamine K. Côté boisson, on ne doit pas dépasser un verre d'alcool par repas.
|
 |