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La maladie de Parkinson est une affection neurologique relativement fréquente, surtout après 60 ans, qui atteint 1 personne sur 400. Elle est provoquée par la dégénérescence des cellules cérébrales chargées de produire la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle de notre tonus musculaire. Lorsque la sécrétion de dopamine se ralentit fortement, les premiers signes apparaissent. Le plus fréquent est le tremblement d'une main : le malade semble émietter en permanence de la mie de pain. Mais le tremblement d'un bras ou d'une jambe est aussi possible.
En l'absence de traitement, la maladie s'étend progressivement aux deux côtés du corps, provoquant rigidité, affaiblissement et tremblement musculaire. La démarche devient piétinante. Le patient se déplace à petits pas, le corps voûté, ce qui favorise les chutes. Les traits du visage se figent, la parole se raréfie, l'écriture se transforme.
Le malade, qui se rend compte des transformations de son corps, a tendance à se replier sur lui-même et peut devenir dépressif.
L'évolution de la maladie est toutefois très différente selon les individus et la manière dont ils réagissent aux médicaments.
Le traitement de la maladie de Parkinson a connu une véritable révolution en 1969 avec l'arrivée de la L-dopa. Ce produit, qui se transforme en dopamine dans le cerveau, va remplacer le neurotransmetteur manquant. Les médecins disposent ainsi d'un médicament capable d'effacer les symptômes gênants de la maladie, sans toutefois stopper son évolution.
Aujourd'hui, l'espérance de vie des parkinsoniens s'allonge et leur qualité de vie s'améliore considérablement.
Le problème est que les traitements prolongés donnent parfois lieu à des complications. Au bout d'un certain temps, variable selon les cas, de nouveaux troubles ont tendance à apparaître. Les malades reviennent en disant que leur traitement ne marche plus. En fait, il agit par "à-coup". Tout se passe comme si le cerveau recevait trop de médicaments, ce qui provoque une grande agitation. Parfois, c'est l'inverse qui se produit : il semble recevoir trop peu de médicaments, ce qui entraîne un blocage. »
La tâche du médecin consiste alors à trouver le médicament capable de régulariser l'action de la L-dopa, afin que la stimulation cérébrale soit la plus régulière possible.
Des formes «retard» permettant une libération progressive du produit viennent d'être mises au point dans ce but. Des produits qui renforcent l'action de la L-dopa sont aussi disponibles. Certains sont contenus dans un stylo injecteur (comme celui des diabétiques).
Quand le sujet sent qu'il va se bloquer, il actionne son stylo pour obtenir une dose du médicament libérateur. Plusieurs études tentent actuellement de définir les associations médicamenteuses les plus efficaces afin de combattre ces troubles moteurs.
Aujourd'hui, il ne faut pas demander à son médecin d'être soigné très vite et très bien, mais bien et très longtemps.
La L-dopa ne doit pas être donnée systématiquement au début. Tant que le malade n'est pas trop gêné, d'autres médicaments, plus légers, peuvent être utilisés. Il n'existe pas véritablement de traitement standard: chaque patient, suivant son âge et l'évolution de sa maladie, est en réalité un cas particulier.
En outre, le traitement ne s'arrête pas aux médicaments. L'entretien de la forme physique (sport, marche, kinésithérapie) et de la forme intellectuelle est indispensable.
Le fait d'être occupé vous aidera à éviter la dépression qui guette chaque parkinsonien. Résistez à la tentation de vous isoler du monde. Continuez à voir vos amis.
Certains malades continuent d'ailleurs à travailler. L'entourage doit aussi trouver sa place, entre la sollicitude excessive et l'indifférence.
Cependant, il faut bien reconnaître que la maladie de Parkinson ne se guérit pas et que certains malades finissent par être très handicapés.
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