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La phlébite est une thrombose veineuse. Elle correspond donc à la formation d'un caillot à l'intérieur d'une veine profonde. Principal risque : le déplacement du caillot vers le cœur et les poumons, provoquant une embolie pulmonaire.
Il existe des anomalies génétiques de la coagulation qui favorisent la survenue de phlébites avant l'âge de 40 ans. Six déficits de la coagulation sont connus. Ils sont plus ou moins graves et atteignent, selon les cas, entre 3 et 20 % de la population.
Les femmes ayant des antécédents d'éclampsie (hypertension en fin de grossesse) ou d'avortements spontanés présentent souvent des anomalies génétiques analogues. Chez elles, le risque de phlébite est donc plus élevé.
C'est pourquoi un bilan de coagulation complet est nécessaire afin de mettre en route un éventuel traitement anticoagulant au cours de la grossesse suivante.
L'examen du mollet reste fondamental pour reconnaître une phlébite, suivi de toute façon d'un écho doppler pour confirmer le diagnostic. Toutefois, si le doute subsiste, les services d'urgence recherchent dans le sang un marqueur de l'inflammation (D dimères). Ce dosage est très utile aussi en cas de douleur thoracique faisant suspecter une embolie pulmonaire ou bien de suspicion de récidive de phlébite. Dans ce dernier cas, en effet, l'écho doppler n'est pas facile à interpréter.
Un traitement
Les anticoagulants sont indispensables: l'héparine pendant quelques jours, puis les anti vitamines K durant trois ou six mois. Une jeune femme active sera traitée moins longtemps qu'une personne qui sort peu de chez elle.
Pendant le traitement, une surveillance de la coagulation est nécessaire pour éviter les petites hémorragies liées au surdosage.
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