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Quand débuter un traitement contre le sida?
Lorsqu’on est atteint par le VIH, il est important de consulter régulièrement un médecin spécialiste et d’effectuer les examens sanguins qu’il prescrit. Cela permet de suivre l’état de santé et, quand c’est nécessaire, de bénéficier d’un traitement.
Le moment pour débuter un traitement anti-VIH dépend de l’évolution de l’état de santé, des T4 et de la charge virale. De manière générale, le traitement est actuellement recommandé :
• pour les personnes qui ont moins de 200
T4/mm3
• pour les personnes qui ont des symptômes (des signes de maladie) dus à l’infection par le VIH ;
• pour les personnes sans symptôme, entre 200 et 350 T4/mm3. Avant de débuter un traitement, il est conseillé de bien s’informer auprès de son médecin, d’associations, d’autres personnes en traitement.
• pour les personnes qui ont plus de 350 T4/mm3 et une charge virale élevée (supérieure à 100 000 copies/ml) il est conseillé de consulter plus fréquemment son médecin.
La primo-infection
La primo-infection, ce sont les semaines qui suivent la contamination par le VIH. Certains médecins proposent très tôt un traitement pour une période de temps qui va d’un à deux ans.
Cependant, on ne sait pas si cette stratégie est la meilleure au long terme. Aussi est-il recommandé qu’un tel traitement soit prescrit dans le cadre d’essais.
Ce traitement (une combinaison de trois médicaments anti-VIH) est proposé aux personnes séronégatives qui ont été exposées à un risque de contamination par le VIH (rupture de préservatif, viol, partage de seringue, blessure avec du matériel de soin, etc.). Il dure quatre semaines. Il est destiné à réduire le risque d’être contaminé par le VIH.
Réduire le risque
Ce traitement a montré son efficacité chez les professionnels de santé accidentellement exposés au VIH dans plus de 80 % des cas. Le ministre de la Santé a demandé aux hôpitaux d’étendre son accès aux personnes confrontées à d’autres risques de contamination. (Attention : il n’existe aucun test pour savoir si une personne a réellement été contaminée ou non dans les heures qui suivent une prise de risque).
Agir rapidement Pour obtenir ce traitement.
Le traitement d’urgence n’est pas une pilule du lendemain. Il ne garantit pas la non-contamination à 100 %, il est contraignant. Il ne doit en aucun cas remplacer le préservatif ou la seringue propre. Il faut se présenter le plus vite possible (au plus tard dans les deux jours qui suivent le risque) aux urgences ou au service de maladies infectieuses de l’hôpital le plus proche. On sera reçu par un médecin qui évaluera la situation. S’il y a vraiment un risque de contamination par le VIH, il prescrira une trithérapie pour un mois.
Pour que le traitement anti-VIH soit efficace, de manière durable, il est essentiel de le prendre régulièrement, chaque jour, sans sauter de prise, aux doses indiquées par le médecin.
De plus, certains médicaments doivent être pris à jeun et d’autres pendant les repas.
S’organiser au quotidien avec son traitement
Pourquoi prendre le traitement régulièrement ?
Pour empêcher la multiplication du VIH, il faut qu’il y ait constamment des quantités suffisantes de médicaments dans le sang. Sinon, le virus peut continuer à se multiplier, “s’habituer” aux médicaments et devenir résistant. Lorsqu’on avale un médicament, il passe dans l’intestin, puis dans le sang. Il est ensuite éliminé par le foie ou les reins, aboutissant dans les selles ou les urines. Cette élimination est plus ou moins rapide selon les médicaments. Aussi, pour être toujours présents dans le sang en quantité suffisante, certains médicaments doivent être pris deux fois par jour, d’autres une seule fois, d’autres trois fois.
Comment prendre ses médicaments ?
Quelques médicaments passent mieux dans le sang avec un repas (Viracept, Fortovase, etc.).D’autres, au contraire, doivent être pris à jeun (Videx). Enfin, pour certains (Rétrovir, Viramune, etc.), il n’y a pas de contraintes alimentaires. On s’informera auprès de son médecin et de son pharmacien. La réalisation d’un tableau (voir page suivante) où figurent les horaires de prise et le déroulement de la journée apporte une aide, surtout lorsqu’on commence un nouveau traitement. Si l’on n’arrive pas à prendre
Choisir ses horaires
Tous les médicaments doivent être pris à intervalles réguliers (toutes les douze heures environ pour deux prises par jour). Cependant, on peut choisir ses horaires en fonction de l’organisation de ses journées. Certaines personnes préfèrent, par exemple, 7 et 19 heures et d’autres, 11 et 23 heures. Associer les prises du traitement à des actes quotidiens aide à s’en souvenir (lever, repas, brossage des dents, couché, etc.). Une fois l’horaire choisi, il est important de s’y tenir, y compris le week-end et en vacances.
Que faire si l’on oublie une prise ?
• Si l’on s’en aperçoit rapidement, on prendra tout de suite les médicaments. On prendra la prise suivante à l’heure habituelle.
• Si, en revanche, on s’aperçoit de l’oubli peu de temps avant la prise suivante, mieux vaut attendre cette dernière et la prendre normalement, sans doubler la dose.
Bénéficier d’un traitement adapté
L’objectif du traitement anti-VIH est de préserver la santé des personnes séropositives. Pour cela, il faut que le traitement soit efficace et qu’il n’entraîne pas d’effets indésirables graves ou trop gênants. Efficacité et effets indésirables varient beaucoup d’une personne et d’un médicament à l’autre.
Parler des effets indésirables à son médecin
Certains effets indésirables (ou secondaires) des médicaments surviennent lors du début de traitement, pendant deux à six semaines environ. Ils diminuent ou disparaissent ensuite. D’autres surviennent plus tardivement. Dans tous les cas, il est nécessaire d’en parler rapidement à son médecin. Selon la situation, il pourra proposer différentes solutions : médicaments destinés à réduire l’inconfort (pour contrôler les diarrhées ou les nausées, par exemple) ; adaptation des doses de médicaments anti-VIH grâce au dosage sanguin ; si nécessaire, modification (ou parfois arrêt temporaire) du traitement anti-VIH, etc.
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