|
Acidose lactique
C’est une perturbation très rare, mais grave, de la composition du sang. Les nucléosides peuvent être en cause. Elle se manifeste par une fatigue importante et inexpliquée ; des douleurs musculaires ou des crampes répétées ; des douleurs au ventre, nausées, vomissements ; une difficulté à respirer. Si cela arrive il faut prévenir très rapidement son médecin. Si nécessaire, il prescrira un examen sanguin. Cependant, de tels symptômes sont relativement courants et dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’une acidose lactique.
Ballonnements, ventre gonflé, gaz
Ces effets indésirables sont principalement provoqués par les antiprotéases , mais peuvent avoir différentes causes (infection digestive, etc.).
Certains médicaments comme Smecta, Polysilane peuvent diminuer les ballonnements.
Cependant, ces médicaments risquent de réduire l’absorption par l’intestin, donc l’efficacité d’autres médicaments (notamment les anti-VIH). Il est nécessaire de les prendre à distance (au moins deux heures avant ou après) de son traitement. Il est conseillé d’éviter les charbons (dont le nom commence par Carba ou Carbocar ils risquent de diminuer l’absorption des autres médicaments).
Diarrhée
Les antiprotéases sont souvent responsables des diarrhées. Toutefois, la diarrhée peut avoir différentes causes. Elle survient surtout en début de traitement et diminue après deux ou trois semaines. Pour la contrôler, le lopéramide (Antidiar, Altocel, Lopéramide, Imodium, etc.) est souvent efficace (une à deux gélules après chaque selle liquide). Par ailleurs, il faut continuer à s’alimenter de manière équilibrée et surtout boire suffisamment d’eau.
Douleurs au ventre
En début de traitement, certains médicaments comme Rétrovir, Hivid, les antiprotéases peuvent entraîner des douleurs au ventre. Ces douleurs peuvent être soulagées par des médicaments comme Spasfon ou Débridat. De fortes douleurs au ventre survenant brusquement au cours d’un traitement bien toléré doivent être signalées très rapidement au médecin (ces douleurs peuvent révéler une atteinte du pancréas).
Foie (atteinte du foie)
Par la prise de sang, on détecte une augmentation de substances fabriquées par le foie (transaminases, etc.) qui peut indiquer une atteinte du foie. Les antiprotéases et les non-nucléosides peuvent en être responsables.
Cependant, les problèmes de foie peuvent avoir différentes causes (hépatites virales, alcool, autres médicaments, etc.). Lors d’un début ou d’un changement de traitement, le médecin doit prescrire des examens sanguins fréquents pour surveiller le foie, en particulier avec Viramune ou chez les personnes atteintes d’hépatite C ou B.
Lipodystrophie
On appelle lipodystrophie une prise ou une perte de graisse à différents endroits du corps : augmentation de volume du ventre, des seins ; amaigrissement (ou lipoatrophie) du visage, des bras, des jambes, des fesses. Les nucléosides (voir entraîneraient plutôt une perte de graisse (lipoatrophie); les antiprotéases seraient plutôt responsables de la prise de graisse ; l’effet des non nucléosides ou des nucléotides (Viréad) n’est pas encore bien connu. Pour limiter la prise de graisse : mieux équilibrer son alimentation ; pratiquer régulièrement de l’exercice physique ; éventuellement, en accord avec son médecin, envisager une modification du traitement anti-VIH.
Par ailleurs, des nausées qui surviendraient brusquement, au cours d’un traitement bien toléré, doivent être signalées très rapidement au médecin (elles peuvent révéler une atteinte du pancréas ou du foie ou encore une acidose lactique).
Neuropathies
Les neuropathies (périphériques) sont des atteintes des nerfs situés dans les pieds, les jambes ou les mains. Elles se manifestent par des fourmillements, des sensations anormales (électricité, impression de marcher dans du coton), puis par une perte de sensibilité et enfin par des douleurs. Hivid, Zerit, Videx sont souvent en cause, Epivir, Combivir, Trizivir, Norvir beaucoup plus rarement.
Toutefois, les neuropathies peuvent avoir différentes causes graisse : des interventions réparatrices permettent de rendre un peu de volume au visage (voir : Mieux gérer les effets indésirables.
Nausées, vomissements
En début de traitement, Rétrovir ou les antiprotéases peuvent donner des nausées.
Plusieurs médicaments comme Motilium, Vogalène ou Primpéran peuvent atténuer les nausées de début de traitement. En revanche, Prépulsid ne doit jamais être pris avec certains médicaments anti-VIH comme les antiprotéases (risque de problème cardiaque).
Cependant, les nausées ou les vomissements peuvent avoir d’autres causes (infection digestive, anxiété, grossesse, (atteinte des nerfs par le VIH ou d’autres virus ; alcoolisme ; autres médicaments, etc.). Il faut consulter son médecin après l’apparition des fourmillements.
S’il s’agit d’une neuropathie et si elle semble due à un médicament, il est nécessaire de modifier rapidement le traitement : la neuropathie disparaîtra généralement en quelques semaines. Sinon, la neuropathie entraînera des douleurs qui peuvent persister durablement.
Sexualité perturbée
On a remarqué, chez certaines personnes séropositives en traitement, une baisse du désir ou encore des troubles physiques : diminution des secrétions chez les femmes, difficultés d’érection ou d’éjaculation chez les hommes, etc. Ces perturbations peuvent avoir différentes causes, souvent associées : fatigue, difficultés psychologiques, traitement anti-VIH, autres médicaments, etc.). Il est utile d’en parler avec son médecin et de consulter un spécialiste. Si l’on envisage de prendre des médicaments pour l’érection, il est indispensable d’en parler avec son médecin, en raison des risques d’interaction avec le traitement anti-VIH.
Troubles métaboliques
Les antiprotéases peuvent modifier l’utilisation par l’organisme des graisses et du sucre (cholestérol, triglycérides, glycémie). Zerit peut entraîner une hausse des triglycérides. Un examen sanguin (à effectuer le matin à jeun) permet de détecter ces troubles. A long terme, ces troubles présentent des risques pour les artères et pour le coeur.
Pour diminuer ces risques, les mesures recommandées sont l’arrêt du tabac, un meilleur équilibre alimentaire, la pratique régulière d’exercice physique. Des médicaments destinés à diminuer triglycérides et cholestérol sont parfois prescrits, en complément d’un régime alimentaire.
Cependant, le médecin doit être attentif aux effets indésirables de ces médicaments. En cas de hausse très importante des triglycérides, le médecin doit modifier le traitement anti-VIH (sinon, risque d’atteinte du pancréas). Une élévation importante du taux de sucre à jeun peut révéler un diabète. Si le traitement anti-VIH paraît en cause, le médecin doit le modifier.
|