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L'anévrisme est une hernie qui se développe sur la paroi d'une artère alimentant le cerveau. 11 se compose d'une partie proéminente, le sac, et d'un collet.
Les risques courus sont que sous la pression du sang circulant dans l'artère, il peut se rompre entraînant une hémorragie cérébrale.
Une rupture d'anévrisme, c'est comme pour une chambre à air d'un pneu. Avec la pression, elle bombe, puis lâche. Pour le traiter et éviter les récidives, on utilise désormais une technologie très récente de microchirurgie : la pose de stents. En complément de celle des colis, c'est-à-dire des micro-filaments en platme, en forme de spirale, très souples et capables d'éliminer le flux sanguin du sac de l'anévrisme. Dans certains cas, le collet étant trop large, les coils se fixent difficilement au niveau du sac de l'anévrisme. D'où l'idée d'expérimenter la pose d'un stent, une sorte de tube flexible et poreux de quelques millimètres de diamètre et de quelques centimètres de long.
Ces implants sont utilisés depuis longtemps en cardiologie pour soigner les sténoses des artères coronaires, qui correspondent à un rétrécissement d'un vaisseau sanguin. Aujourd'hui, les stents sont auto-expansibles, épousent parfaitement la forme de l'artère, et permettent donc de maintenir les coils en place. Cette technique concerne environ 15% des 2500 anévrismes traités en France, suite à une rupture de la paroi de l'artère.
L'opération se déroule par voie endoscopique sous anesthésie générale et ventilation assistée. Le neuroradiologue passe par l'artère fémorale, puis les autres artères pour atteindre les endroits les plus inaccessibles du cerveau. L'intervention dure de trois à six heures. Avec l'avancée des images de synthèse, un jour, seront peut-être mis au point des stents sur mesure pour chaque patient, qui épouseraient parfaitement ses vaisseaux sanguins cérébraux. Comme pour une prothèse dentaire.
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