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Rhume des foins et rhinite allergique : quelle différence ?

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Rhume des foins et rhinite allergique : quelle différence ?

On distingue deux types de rhinite allergique : la rhinite allergique saisonnière, le plus souvent due au pollen et appelée « rhume des foins », et la rhinite allergique peranuelle. Dans les deux cas, on trouve un terrain allergique personnel ou familial. Il existe aussi des rhinites infectieuses ou vasomotrices qui n'ont rien à voir avec l'allergie.

Le classique rhume des foins de l'enfant affecte 10 % à 15 % de la population. Les garçons semblent plus souvent atteints que les filles ; cette rhinite saisonnière se rencontre aussi bien à la ville qu'à la campagne et, dans un cas sur quatre, elle est associée à de l'asthme. Quand elle apparaît au début du printemps, elle correspond à la période de pollinisation de certains arbres. A la fin du printemps ou au début de l'été, elle est causée par le pollen des graminées. Si la Symptomatologie se prolonge après le 14 juillet, il peut s'agir soit d'une sensibilisation au pollen des composées (marguerite), soit d'un regain de graminées, soit d'une sensibilisation à un autre allergène.

Le diagnostic est souvent facile, les symptômes sont paroxystiques : prurit nasal, éternuements en salves, écoulement par le nez d'un liquide qui ressemble à de l'eau, obstruction nasale. Cette symptomatologie survient tous les ans à la même période.

Une conjonctivite allergique (yeux rouges, picotement) y est presque toujours associée ainsi que des picotements dans la gorge et une toux spasmodique. L'examen de la muqueuse nasale révèle souvent un œdème blanchâtre assez caractéristique.

Des tests cutanés permettent de préciser les allergènes responsables. D'autres tests (prises de sang) viennent au besoin les compléter.

 

Les rhinites allergiques peranuelles sont moins répandues et touchent, elle, entre 3 % et 10 % de la population. Elles semblent rares chez le petit enfant et atteignent surtout des sujets entre 15 et 30 ans. La symptomatologie est proche de celle de la rhinite saisonnière avec éternuements, rhinorrhée et obstruction nasale.

En règle générale, les symptômes sont moins sévères. Ils apparaissent aux brusques changements de température ou lors de l'inhalation de substances odorantes ou irritantes (fumée de tabac, par exemple). Ces manifestations existent toute l'année. Cette forme de rhinite perannuelle peut se compliquer de sinusite chronique, d'une diminution de l'audition, d'une toux chronique par drainage des sécrétions dans la gorge ou d'un asthme. Les allergènes responsables ne sont plus les pollens comme dans le premier groupe de rhinite, mais les poussières de maison, les poils des chats, chiens, cobayes, hamsters, etc. Les moisissures domestiques sont plus rarement mises en cause.
Dans certains cas, lorsque les rhinites perannuelles surviennent chez des adultes, un allergène professionnel peut être responsable. Comme dans le cas de la rhinite saisonnière, des tests cutanés permettent de préciser l'allergène en cause. Les tests sanguins sont à réserver aux formes plus difficiles à diagnostiquer. L'association à une conjonctivite, à un picotement pharyngé et à une toux spasmodique sont également habituels.

Sur le plan thérapeutique, dans les deux cas, les antihistaminiques peuvent être utilisés mais seront plus efficaces dans les rhinites saisonnières que dans les rhinites per-annuelles. Les antiallergiques sont efficaces en prévention. La corticothérapie locale aussi. La désensibilisation aux allergènes mis en cause est efficace dans les rhinites saisonnières allergiques, un peu moins dans les rhinites allergiques peran-nuelles.

L'utilisation d'une climatisation et d'humidificateurs permet une diminution des symptômes. Néanmoins, ces humidificateurs doivent être nettoyés régulière ment pour éviter le développement de moisissures qui pourraient elles-mêmes engendrer de nouveaux cas d'allergie. Les rhinites vasomotrices sont aussi per-annuelles, mais sans sécrétions importantes au niveau du nez, ni d'antécédents familiaux. Le plus souvent, elles sont provoquées par des irritants banals et les tests allergiques sont négatifs.

Les traitements classiques utilisés dans les rhinites allergiques sont sans efficacité : les rhinites vasomotrices relèvent d'autres médicaments. Quant aux rhinites infectieuses, elles sont tout à fait différentes, elles s'accompagnent de fièvre, d'un écoulement jau-ne-verdâtre purulent, dans lequel peuvent être mis en évidence des virus ou des bactéries.

Voir aussi:  

Cycling: cardio-training
Rhinite allergique
La pilosité excessive
Lutter contre le tartre
Adénome de la prostate
Le syndrome de Marfan
l'audiogramme
L'électrocardiogramme
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