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Loin d'être immuable, le squelette se renouvelle sans cesse tout au cours de la vie. Cela implique la nécessité de réguliers et constants apports en différents sels minéraux, tout particulièrement en calcium.
Diverses nourritures, et surtout celles à base de lait, permettent d'assurer, de façon normale, de tels besoins.
Mais ces derniers deviennent de plus en plus importants lors des périodes de croissance, d'états de grossesse ou de suites de fracture.
D'autre part, après un certain âge, les appétits se réduisent et, surtout, les processus d'assimilation se font mal. En ces si diverses situations, les apports minéraux indispensables risquent fort de devenir insuffisants.
Par suite de ce déficit, la masse osseuse tend à se raréfier. Sa structure s'éclaircit.
Chez les sujets jeunes, on parle de décalcification et plus tard d'ostéoporose. Les femmes, dès la ménopause sous l'effet d'une régression hormonale, de même que tous ceux du 3e et 4e âge sont particulièrement menacées de semblables altérations osseuses.
Compte-tenu de l'actuel vieillissement des populations, l'ostéoporose apparaît de plus en plus fréquente.
Aussi pour s'opposer à ses méfaits, dont ceux de douleurs diffuses et surtout de possibles fractures à la moindre chute, le corps médical prescrit-il de plus en plus de calcium, à très juste raison, mais avant tout sous la forme de comprimés ou de gélules.
Ces apports médicamenteux sont certes souhaitables, mais peuvent être complétés par d'autres, beaucoup plus naturels, ceux de certaines eaux thermales.
• On sait, certes depuis très longtemps, la composition exacte de toutes les eaux des diverses stations.
Nombre d'entre elles présentent de fortes teneurs en calcium. Toutefois, la réelle destinée dans l'organisme de ce calcium, ainsi pris aux griffons des sources, demeurait fort mal connue jusqu'à présent.
Il n'en va plus de même depuis les études dites de biodisponibilité, effectuées avec les eaux de deux grandes stations vosgiennes.
Pour ces travaux dont les résultats ont été présentés aux Entretiens de Bichat, il a été fait appel aux plus récentes techniques d'Investigation métabolique, notamment à un double marquage avec isotopes stables non radioactifs.
La première étude, réalisée à l'Université de Davis en Californie, montre que le calcium de Vittel grande source (202 mg/litre) est absorbé de façon égale ou supérieure à celui du lait chez les sujets adultes intolérants au lactose.
La deuxième, celle ayant fait intervenir des isotopes, a permis de constater que l'absorption, l'excrétion et la fixation par l'organisme du calcium de l'eau de Contrexeville (467 mg/litre) sont identiques à celles du calcium de lait.
Quant à la troisième, effectuée au Centre Universitaire d'Amiens sur 14 sujets sains et volontaires et selon une méthodologie comparative dite croisée et randomisée, elle a mis en jeu trois calcium distincts : ceux de Vittel-Hépar (555 mg/litre), d'un médicament de même dosage et d'une eau minérale faiblement minéralisée.
Là également, les résultats sont probants. Le calcium de la station considérée est bien absorbé et s'oppose à la destruction osseuse.
Ainsi voit-on, par preuves pleinement scientifiques, que le thermalisme, par l'eau de certaines sources de ses stations, peut permettre de sauvegarder le capital osseux et de combattre ainsi l'ostéoporose.
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