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Arthrose ou polyarthrite ?
C'est la question que l'on se pose souvent quand les premières douleurs des rhumatismes apparaissent. Si la douleur ne se manifeste que lors du mouvement et s'arrête quand on s'immobilise, c'est qu'elle est due sans doute à l'usure du cartilage, c'est-à-dire à l'arthrose.
La douleur des arthrites inflammatoires dont fait partie la polyarthrite apparaît au contraire le matin au lever, et disparaît dès les premiers mouvements - au moins à ses débuts. Maintenant, en cas de doute, il existe des examens de sang qui permettent de savoir rapidement.
Le premier est très simple, très connu, c'est la « vitesse de sédimentation ». Il consiste, après avoir prélevé un peu de sang, à regarder la vitesse à laquelle les globules sanguins se séparent du sérum dans lequel ils baignent. Si la vitesse de sédimentation est normale, inutile de s'alarmer, il ne peut s'agir que d'arthrose. Si elle est accélérée, il peut s'agir de rhumatisme inflammatoire notamment de polyarthrite. Surtout si l'analyse de sang montre également une baisse des globules rouges, et une augmentation des globules blancs.
Cela dit, ce n'est pas encore une preuve absolue. Toutes les maladies infectieuses, même une angine, peuvent perturber la vitesse de sédimentation et provoquer un peu d'anémie.
Comment savoir ?
Par d'autres examens de contrôle, notamment la réaction de Waaler-Rose, qui montrent la présence d'anticorps spécifiques de la polyarthrite.
Le traitement
Le traitement passe d'abord par un bon diagnostic.
Le rhumatologue dispose de médicaments efficaces pour combattre les causes profondes de l'inflammation qui, s'ils donnent de bons résultats en cas d'arthrite, n'auraient aucun effet sur une arthrose.
Par ailleurs, ces médicaments ont des indications précises pour chaque type d'arthrite. Comme par exemple les sels d'or qui sont conseillés dans la polyarthrite rhumatoïde, et contre-indiqués dans une autre sorte de rhumatisme, plus rare mais dont les premiers symptômes sont très voisins, la polyarthrite du lupus.
Les traitements de fond de l'arthrose, quant à eux, sont légion ; on les appelle des chondroprotecteurs ; c'est-à-dire qu'ils ont pour but de protéger les cellules (chondrocytes) qui forment le cartilage de revêtement de l'articulation. Certains de ces chondroprotecteurs sont à base d'iode et de soufre, d'autres à base de cartilage d'animaux.
Reste les médicaments destinés à calmer la douleur et l'inflammation réactionnelle. Ils sont multiples. Et même un peu trop nombreux. La douleur ouvre la porte au charlatanisme et à l'abus de confiance car celui qui souffre est prêt à espérer en tout : extraits de moules vertes néerlandaises, extraits de cartilage ou bracelets de cuivre. Voici ceux auxquels on peut se fier. A condition de connaître leurs limites.
LES CALMANTS E LA DOULEUR
Appelés scientifiquement antalgiques, ces médicaments sont scindés en trois groupes.
Ceux qui inhibent la sensation douleur au niveau du cerveau. La plupart de ces remèdes très efficaces ont un défaut majeur : une accoutumance qui oblige le malade à augmenter progressivement les doses. Certains, néanmoins, n'ont pas cet inconvénient. Et l'un d'eux est utilisé en. Rhumatologie. Toutefois, il ne peut être délivré que sur ordonnance. A son actif, il n'agresse pas l'estomac. 9 Ceux qui diminuent la réceptivité des nerfs à la douleur. Les uns contiennent de la glafénine ou ses dérivés ; les autres du paracétamol. Ils sont également bien supportés par le système digestif.
« Enfin certains calmants combinent les deux actions précédentes. Ils contiennent une petite dose de calmant agissant au niveau cérébral, associée à du paracétamol ; ce qui augmente leur efficacité sans présenter trop de risque d'accoutumance.
LES ANTI-INFLAMMATOIRES
Ils soulagent, mais ils font mal à l'estomac, disent la plupart de ceux qui les utilisent. Le grand problème des laboratoires est de les rendre le moins agressif possible, sans diminuer leur efficacité. Pour l'instant, le produit parfait n'existe pas. Mais, certaines précautions permettent de mieux supporter ces médicaments ; on peut notamment les faire précéder d'un protecteur de la muqueuse de l'estomac. L'aspirine est le plus connu et le plus utilisé des anti-inflammatoires. Presque tous les rhumatisants y ont recours sur des périodes plus ou moins longues. Il existe maintenant des présentations enrobées ou tamponnées moins agressives pour le tube digestif.
LES INFILTRATIONS
Une infiltration est tout simplement une injection faite à l'intérieur d'une articulation. Administrés ainsi, les corticoïdes donnent des résultats immédiats et spectaculaires.
LA MÉSOTHÉRAPIE
Cette technique procède par micro-injections de divers produits médicamenteux directement là où siège la douleur. Elle fait partie des traitements sans danger permettant de soulager un certain nombre de malades. La mésothérapie donne souvent d'excellents résultats. Bien qu'elle ne fasse pas l'unanimité dans le corps médical : certains médecins estiment que le nombre de séances est suffisamment élevé pour couvrir le temps où la crise se serait terminée toute seule.
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