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La phlébite (ou thrombose veineuse) est provoquée lorsqu'un caillot de sang se forme dans une veine. Il s'en suit une obstruction circulatoire plus ou moins importante, avec inflammation secondaire des parois veineuses. Neuf fois sur dix, les phlébites surviennent au niveau des membres inférieurs.
Des douleurs surtout à la marche et un gonflement de la jambe sont les signes les plus révélateurs d'une phlébite. Ne les négligez surtout pas et consultez d'urgence un médecin car des complications très sérieuses peuvent survenir (notamment une possible embolie par transfert du caillot jusqu'au cœur ou au poumon).
La phlébite est diagnostiquée de préférence au moyen d'un écho Doppler. Elle se traite grâce aux anticoagulants (en tout premier, l'héparine).
Ce qu’il faut faire
Une fois la phlébite passée, le sang est fluidifié grâce aux anti-vitamines K pendant encore trois à six mois. Ensuite, il faut porter une contention pour ne pas que les veines se distendent. Le collant doit être dégressif : plus serré à la cheville qu'à la cuisse. L'idéal ? L'essayer dans une pharmacie spécialisée, car une contention mal adaptée (qui comprime le ventre, par exemple) est pire que pas de contention du tout. À porter entre six mois et un an.
Une contention naturelle est assurée par les muscles. Il faut donc les entretenir : marcher sans forcer et se reposer à la moindre douleur. Si l'on s'allonge (pas trop longtemps), les jambes doivent être élevées pour faciliter le drainage.
Boire beaucoup, tous les jours, car cela dilue et fluidifie le sang. Préférer les eaux pas trop minéralisées. C'est aussi le moment de manger des aliments riches en vitamine E : avocat, noix et amandes fraîches, pépins de raisin et poissons des mers froides.
Les meilleures activités physiques sont les sports de fond, la marche à pied et les sports d'eau. Marcher dans l'eau, c'est bon pour les jambes. Et une nouveauté qui se développe : la bicyclette aquatique en piscine. Pour finir, un massage mécanique du bas vers le haut avec une crème adaptée.
Ce qu’il ne faut pas faire
En raison de certains facteurs de risque, la phlébite peut se reproduire. Conséquence, on fait attention à son poids, on ne fume plus (ou pas trop), et on ne prend pas n'importe quelle contraception.
Une phlébite diagnostiquée élimine à vie la pilule et les traitements substitutifs hormonaux de la ménopause. Tous les apports d'hormones œstrogènes et progestérones sont interdits. Des médicaments comme certains antiépileptiques et antibiotiques, inhibiteurs des anti-vitamines K, sont à écarter transitoirement. Tout comme les aliments riches en vitamines K : haricots verts, brocolis, choux.
Côté mode, on oublie pour un temps les vêtements serrés. On ne pratique pas non plus des sports qui imposent des à-coups de pression (squash, tennis...).
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