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La Douleur du périnée est souvent insupportable, le plus fréquemment semblable à une brûlure, associant parfois des fulgurances plus électriques.
La zone irradiée par la douleur est intime : le clitoris (ou le pénis), l'urètre, le périnée, l'anus. Certains malades se plaignent aussi d'une impression de corps étranger dans le rectum ou le vagin. Cette maladie est dite positionnelle : rester assis est souvent insoutenable (sauf sur le siège des toilettes), tandis que la marche et surtout la position allongée procurent un soulagement. Des spécialistes se perdent dans la recherche d'une pathologie organique. Or, il s'agit ici d'une névralgie. C'est-à-dire d'une compression ou d'une lésion du nerf pudendal qui irrite et va causer la douleur au niveau d'un organe tout à fait "sain". C'est pourquoi IRM, scanner et radiographie restent négatifs. Mais ils sont toutefois nécessaires pour écarter d'autres types de pathologies pelviennes. Seul un électromyogramme (examen de stimulation électrique du nerf pudendal) permet d'aiguiller vers le bon diagnostic, mais attention il ne suffit pas. Il faut rassembler un faisceau d'indices (symptômes, examen clinique, toucher pelvien, chirurgie, traumatisme de la région urologique ou gynécologique...), à valider par une réponse positive aux infiltrations-tests pour entériner ce diagnostic de névralgie.
Les médicaments : les antiépileptiques et certains antidépresseurs prescrits à forte dose sont, pour l'instant, les seuls à agir comme modulateurs de cette douleur neurogène.
Inconvénient : médicaments symptomatiques, ils impliquent une prise "à vie".
Les infiltrations : elles associent des anesthésiques locaux et des corticoïdes, et elles nécessitent un repérage très précis réalisé avec un contrôle au scanner. Efficace dans deux tiers des cas.
Inconvénient : il n'est pas possible de réaliser plus de deux à trois infiltrations.
• La chirurgie : elle vise à "décoincer "mécaniquement le nerf pudendal. I1existe deux protocoles différents
Inconvénient : 35 % des personnes opérées ne constatent pas d'amélioration après l'opération.
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