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Premier stade, l'onglée
Ce phénomène fréquent s'explique simplement. Le froid provoque un rétrécissement des petits vaisseaux sanguins qui irriguent normalement les extrémités. Les doigts et les orteils deviennent blancs et engourdis. La phase de réchauffement est assez douloureuse. De grands mouvements circulaires des bras permettent d'accélérer le retour du sang dans les extrémités. Rapidement, la sensation de chaleur revient et les doigts reprennent des couleurs. Lorsque les épisodes d'onglée se répètent, les médecins parlent de syndrome de Raynaud. Pour limiter ces désagréments, il faut avant tout faciliter la circulation sanguine. Il est donc conseillé de porter des chaussures et des chaussettes confortables, dans lesquelles les pieds ne sont pas serrés. Les moufles, qui libèrent les doigts, protègent mieux que les gants. Au besoin, on peut placer à l'intérieur de petites chaufferettes, des sachets contenant une substance qui dégage de la chaleur. Enfin, il faut penser à boire suffisamment pour maintenir une bonne hydratation du corps, ce qui fluidifie le sang.
Soins anti-engelures
Froid, humidité, frottements... la saison est propice à l'apparition d'engelures. Dans un premier temps, la peau s'épaissit, se couvre de gerçures rouges et douloureuses. Puis elle se craquelle, formant des fissures et des crevasses. L'engelure touche plus particulièrement les personnes qui ont souvent les mains et les pieds dans l'humidité, ainsi que celles qui souffrent du syndrome de Raynaud et de problèmes circulatoires.
Certains médicaments comme les inhibiteurs calciques, l'un des traitements de l'hypertension artérielle, ont un effet vasodilatateur. Conséquence, les personnes sous traitement ressentent moins le froid au niveau des extrémités et ne se méfient pas d'un début d'engelure. On trouve, en pharmacie et en parapharmacie, des baumes aux formules spécifiquement adaptées aux engelures et aux crevasses : Urgodermyl crevasses (Urgo), Crème mains réparation intense (Neutrogena), Duoskin crème mains ultra confort (Led), Cicaleïne, Akilenjur (Asepta)...
les gelures
En France, les cas de gelures des mains ou des pieds restent exceptionnels. On en voit une dizaine par an. Les tissus cutanés commencent à geler à des températures largement inférieures à 0 °C, à condition de rester exposés plusieurs heures. Au début, la peau devient blanche, dure et insensible. À ce stade, il est impossible de prédire la gravité de la gelure. Le plus vite possible, lorsque la personne est hors de danger, il faut pratiquer un réchauffement associé à un traitement médical. Si la sensibilité revient, c'est bon signe : la gelure est superficielle. Si la gelure est profonde, la peau se couvre de cloques et peu à peu, les tissus se nécrosent. Un traitement spécifique doit être mis en place à l'hôpital. Aujourd'hui, les amputations à la suite de gelures sont de plus en plus rares. Les équipements de montagne sont devenus très performants. Et les secours sont organisés pour intervenir de plus en plus rapidement.
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