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La colonne vertébrale est faite de trente-quatre os grossièrement cylindriques, les vertèbres, dont vingt-quatre sont mobiles, empilés les uns sur les autres. (Les dix autres, soudés entre eux, constituent le sacrum et le coccyx). La partie mobile de notre colonne vertébrale est divisée en trois étages.
De haut en bas :
• L'étage cervical, fait des sept premières vertèbres, dont la plus haute, l'atlas, soutient le crâne. C'est l'une des zones les plus fragiles du corps parce que perpétuellement sollicitée (dix mille petits mouvements par heure environ !). Elle est de plus extrêmement sensible aux mauvaises positions.
• L'étage dorsal, comprend les douze vertèbres qui vont des épaules à la taille.
L'étage lombaire, il vient tout de suite après, avec les cinq vertèbres qui restent. C'est le point de pliure du corps, appelé charnière lombaire. Ce segment est le plus menacé par nos efforts, car c'est celui qui supporte l'essentiel du poids du corps.
LES AMORTISSEURS
Chaque vertèbre mobile est reliée aux deux vertèbres voisines par une articulation, et prend en sandwich un disque. Ce disque est formé de cartilage fibreux et dense à la périphérie ainsi que d'un noyau central élastique constitué d'une sorte de gelée, le « nucleus propulsus ». Les disques intervertébraux jouent le rôle de coussin amortisseur entre les vertèbres, recevant, amortissant et transmettant les pressions à chaque mouvement.
Lors des pressions, le noyau s'aplatit tandis que l'anneau fibreux qui le protège dans ses mailles se distend. Au repos, les fibres de l'anneau se resserrent et le disque reprend sa hauteur normale. Lors des flexions ou des rotations, le noyau se déplace à l'intérieur de l'anneau, ce qui permet une plus grande souplesse de mouvement. Mais les gestes brusques risquent d'expulser le noyau de son logement naturel : c'est ce qu'on appelle la hernie discale.
Les pressions considérables que nous infligeons aux disques (par exemple pour ramasser un poids par terre) sont elles aussi très agressives. Surtout pour les disques lombaires.
Les vertèbres sont liées les unes aux autres par deux ligaments très solides qui, tels des cordages, les enveloppent par l'avant et par l'arrière sur toute la longueur de la colonne.
De nombreux groupes de muscles s'attachent également aux vertèbres, pour diriger les mouvements de la colonne vertébrale et assurer son maintien.
Enfin, l'ensemble des vertèbres dessine le canal rachidien dans lequel se trouve la moelle épinière, où prennent naissance les nerfs périphériques et d'où ils émergent en se divisant à tous les niveaux. Dès qu'un disque est déformé, il peut toucher l'un de ces nerfs. Immédiatement, le signal-douleur apparaît se propageant tout le long du nerf en cause. C'est ainsi que la plupart des souffrances du dos ont pour cause une agression de la colonne vertébrale.
La colonne vertébrale n'est pas rectiligne. Elle présente une courbure naturelle qui lui donne à la fois sa force et sa fragilité. Ce creux des reins a pour nom « lordose ». Tout ce qui contrarie à l'extrême ou exagère la lordose pèse sur les disques qui vont peu à peu s'user, voire se fissurer.
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