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La seule chirurgie sans aucune incision, est l'hystéroscopie opératoire. Pas de cicatrice abdominale, une hospitalisation très courte, voire dans certains cas pas d'hospitalisation du tout, tels sont les avantages que procure cette toute nouvelle technique chirurgicale.
Les anomalies situées à l'intérieur de la cavité utérine sont extrêmement fréquentes. Ces maladies provoquent très souvent des saignements ou une stérilité. Or, la cavité de l'utérus communique directement avec l'extérieur par un étroit canal (le canal cervical ou endocol) qui mesure environ 25 millimètres de longueur et dont le diamètre est de l'ordre de 6 mm chez la jeune femme. Ce canal aboutit directement dans le vagin. Il était extrêmement tentant de passer par ce canal et donc par les voies naturelles pour traiter les affections se situant à l'intérieur de l'utérus. »
L’hystéroscopie
Endoscope spécialement conçu pour la chirurgie gynécologique. Ce tube, muni d'un côté d'une poignée et d'un oculaire, de l'autre d'un système optique, est suffisamment fin pour ne pas abîmer le col de l'utérus qui est très fragile. Il permet toujours de bien voir car il dissipe le sang par un système de lavage sans interruption.
L'intervention se fait sous le contrôle d'un écran qui permet au spécialiste et à la patiente, également, de suivre l'opération. Car elle n'est pas endormie. Ce traitement, peu douloureux, se pratique, en effet, sous simple anesthésie vigile, c'est-à-dire que la malade ne sent rien mais reste éveillée, et parfaitement consciente.
Quelles sont les affections gynécologiques que l'on peut traiter par cette technique, qui évite l'ouverture de l'utérus ?
Elle permet de retirer les polypes, les synéchies (des adhérences qui accolent parfois les deux faces de la cavité utérine, à la suite d'un curetage). Enfin, on peut également retirer les fibromes, à condition qu'ils ne soient pas trop volumineux.
L'autre méthode, la cœlioscopie opératoire, permet maintenant d'enlever un kyste de l'ovaire, de libérer des trompes bouchées, et même de traiter une grossesse extra-utérine, est issue de la plus ancienne de ces techniques d'investigations devenues chirurgicales. Le cœlioscope, ce fin tube muni d'un système optique, que l'on introduit dans l'abdomen par une petite incision au niveau du nombril a été inventé, à la fin de la guerre par un gynécologue, le docteur Palmer. Cet appareil a permis de franchir un grand pas dans l'observation de l'appareil féminin et presque tous les services de gynécologie-obstétrique s'en sont rapidement équipés.
Pratique: une incision près du nombril pour introduire le système optique et contrôler à tout moment ce qui se passe, et deux autres incisions au niveau du pubis pour introduire les instruments miniaturisés (pinces, ciseaux, laser).
Actuellement, de nombreuses interventions gynécologiques, sans ouverture de la paroi abdominale et donc sans cicatrice, sont souvent réalisées grâce à la cœlioscopie. Parmi les plus courantes : la ligature des trompes, la libération de certaines adhérences, la coagulation de noyaux d'endométriose, la ponction ou l'ablation de certains kystes de l'ovaire.
Réalisée sous anesthésie générale, la cœlioscopie nécessite vingt-quatre à quarante-huit heures d'hospitalisation. Au réveil, des douleurs peuvent survenir, au niveau de l’abdomen ou, plus souvent de l'épaule. Elles disparaissent en quelques heures.
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