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La bronchiolite, apparue il y a une vingtaine d'années, est principalement due au virus respiratoire syncitial (V.R.S.). Elle touche les nourrissons de la naissance à deux ans environ. Elle est très contagieuse et commence toujours par un rhume, qui ensuite s'aggrave. Si elle sévit d'octobre à mars, elle connaît souvent un pic en décembre.
Comment la reconnaître ?
- Bébé tousse le jour et la nuit.
- il fait du bruit quand il respire On peut l'entendre siffler.
- Il a le nez bouché.
- Il peut avoir de la fièvre.
Dans un premier temps, lavez son nez avec du sérum physiologique, afin de voir si ce soin lui permet de mieux respirer. Si ce n'est pas le cas, consultez le médecin.
Bien la soigner
Le traitement repose principalement sur les séances de kinésithérapie respiratoire : le virus entraîne l'accumulation de sécrétions dans les bronches, que le nourrisson a du mal à évacuer. Le médecin prescrit entre cinq et dix séances, au rythme d'une à deux fois par jour selon l'état du nourrisson. Attention ! Veillez à ce qu'elles aient lieu à distance des biberons, pour que bébé ne les régurgite pas.
Le lavage de son nez avec du sérum physiologique est aussi important. Il doit être pratiqué environ six fois par jour. Bébé ayant des difficultés à respirer, il peut avoir des difficultés à finir ses biberons : il est préférable de fractionner ses repas (lui donner plus souvent à manger en plus petite quantité). Veillez à humidifier sa chambre et à ne pas la surchauffer.
En cas de fièvre persistante ou d'otite accompagnant la bronchiolite, le médecin peut demander des examens complémentaires : prise de sang (pour vérifier l'existence d'une surinfection bactérienne) et radio des poumons. Des antibiotiques peuvent alors être prescrits. En revanche, les bronchodilatateurs, les corticoïdes et les fluidifiants, parfois donnés, n'ont aucun effet sur la maladie. Les fluidifiants risquent même d'aggraver la bronchiolite. En général, la guérison est obtenue en cinq à dix jours. Mais, attention, une bronchiolite évolue. Même sous traitement, elle peut s'aggraver. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à retourner chez le médecin si on trouve que son bébé ne va pas mieux.
Quels sont les signes d'urgence ?
- Il faut s'inquiéter si la fièvre persiste au-delà de deux jours, si son teint est très pâle ou si sa respiration est saccadée.
- Si bébé est somnolent et ne se réveille pas pour manger.
- S'il prend moins de la moitié des quantités de lait qu'il devrait consommer chaque jour, s'il vomit de façon répétée.
- Si bébé a moins de trois mois et que vous êtes inquiète.
En dehors de ces situations, consultez en priorité votre médecin. 11 faut savoir que dans de rares cas (1 %), bébé peut avoir besoin d'être surveillé à l'hôpital, en particulier s'il a moins de six semaines, s'il est ancien prématuré, s'il a déjà une maladie pulmonaire connue (mucoviscidose, malformation...), cardiaque ou neurologique, ou s'il a besoin d'oxygène ou d'une aide pour s'alimenter.
Des gestes d'hygiène en prévention
Les tout-petits sont particulièrement vulnérables aux infections hivernales, il faut donc prendre certaines précautions.
- Se laver les mains (pendant au moins 30 secondes) avant de s'occuper d'un bébé.
- Si les parents sont malades, penser à porter un masque.
- Éviter d'embrasser un tout-petit sur le visage.
- Éviter les contacts avec des personnes enrhumées, ayant la grippe, ainsi que les lieux très fréquentés (supermarchés, transports en commun...).
- Penser à aérer quotidiennement sa chambre et à surveiller la température : 19 à 20 °C suffisent.
Ne pas échanger les tétines et les biberons entre les enfants.
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