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Fonctionnement du cerveau humain

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comment fonctionne le cerveau

Comment l'entretenir et conserver son cerveau

Son fonctionnement

Le développement du cerveau se fait par étapes successives (destructions puis reconstitutions cellulaires chaque fois plus élaborées) tout au long de la vie embryonnaire. Il va devenir de plus en plus complexe et performant grâce à son important réseau cellulaire (1 000 milliards de cellules). Parmi elles, les neurones jouent un rôle majeur ; leur stock est définitif à la naissance, les cellules nerveuses ne se multipliant pratiquement plus ensuite.

Dès l'âge de 16 ans, le nombre de neurones régresse.
En revanche, tout au long de la vie, et parallèlement à la perte progressive de ceux-ci, un réseau d'innombrables interconnexions entre eux permet de compenser la perte physiologique ou pathologique du stock initial.

 

Une transmission rapide des informations.
Le simple fait de parler fait appel à l'interaction de différentes régions du cerveau et nécessite plusieurs étapes : la perception auditive, le passage à l'élocution, une opération sémantique (choix du mot employé).

 

Comment ?
Grâce à l'Influx nerveux qui permet d'envoyer un signal de nature électrique à une vitesse de l'ordre du millième de seconde et des substances chimiques, "les neuromédiateurs", sécrétées à la demande par les neurones.

Le cerveau, se comportant aussi comme une glande, sécrète des hormones nécessaires à l'organisme.
Nous disposons donc d'un micro-ordinateur très perfectionné. Notre cerveau ne se contente pas de programmer, d'intégrer, d'analyser, de synthétiser, de mémoriser, de stocker et de traiter toutes les informations qu'il reçoit, il pense, parle, raisonne, imagine, crée... le tout s'agençant selon des circuits bien spécifiques.

Sa complexité et sa perfection méritent un minimum d'entretien, à savoir la mise en fonction de son "appareil pensant" par des activités intellectuelles.

 

Comment vieillit le cerveau ?

Un cerveau jeune se caractérise par d'excellentes facultés d'adaptation, de récupération et de créativité. Les populations neuronales et les réseaux de connexion sont très actifs chez les sujets jeunes. Le nombre de cellules neuronales va régresser progressivement au fil des années pour perdre physiologiquement près de 50 % du stock initial vers l'âge de 70 ans.

Pendant ce temps, le réseau d'intercommunication continue de fonctionner et de s'étendre, ce qui permet que soit éventuellement conservée très longtemps la qualité du fonctionnement intellectuel et émotionnel.

Si l'influx nerveux est ralenti avec l'âge, alors que certaines facultés intellectuelles sont diminuées, celles-ci peuvent fort heureusement être compensées par l'expérience.

On ne peut pas avoir, à 70 ans, un cerveau de 20 ans.
Ce n'est d'ailleurs pas souhaitable, les pulsions comportementales n'étant pas les mêmes. Inversement, la richesse d'un cerveau de 70 ans est peu envisageable chez un sujet de 20 ans, même "très cultivé". Pour que la dégénérescence du cerveau soit cliniquement perceptible, la dégradation doit être profonde et porter sur un certain nombre de cellules (plus de 80 % d'un ensemble de neurones spécifiques dans la maladie de Parkinson par exemple).

Elle peut être due aussi à une atteinte du système de connexions (dysfonctionnement des neuromédiateurs ou une maladie des terminaisons nerveuses)...
Elle va se traduire, selon les cas, par :
- Des signes neurologiques déficitaires : troubles sensoriels (visuels, auditifs), troubles moteurs (paralysie), troubles de la parole ou de la coordination des mouvements, de la reconnaissance (des objets ou des gens), ou perturbation des gestes simples (s'habiller, se servir d'un appareil).
- Des signes plus généraux : modifications du caractère (souvent mis sur le compte du stress, de la fatigue ou d'un état dépressif réactionnel), troubles de la mémoire (valeur indicative en cas d'états de confusion ou de perplexité majeure), désintérêt pour toutes choses, s'accompagnant souvent d'angoisse inhabituelle.

Qu'est-ce qui précipite la dégénérescence ?

. L'inactivité, la passivité intellectuelle et la limitation des échanges ;
. Le tabac, facteur de risque vasculaire considérable ;
. Les maladies artérielles : le diabète, le cholestérol, l'hyper-tension qui induisent des troubles circulatoires et un manque d'oxygénation cérébrale ;
. Les tranquillisants ;
. L'alcool, par destruction des cellules neuronales et action sur les biorythmes nécessaires et la santé du cerveau (perturbations des cycles du sommeil, troubles psychoaffectifs, biorythmes hormonaux...).

 

Protéger son cœur.

On peut entretenir son cerveau par un entraînement harmonieux consistant en des exercices de mémoire (textuelle, visuelle auditive), de concentration, de méditation, mais aussi de relaxation. L'écriture, la lecture, la musique, les activités d'apprentissage, la créativité, mais aussi la maîtrise de son corps et de ses émotions stimulent l'activité cérébrale.

L'effort intellectuel consomme de l'énergie, une alimentation équilibrée et variée est indispensable.
La marche est un sport conseillé, mais tous les sports sont bénéfiques pour l'univers mental. Le sommeil, quant à lui, est nécessaire mais la qualité du sommeil plus que sa durée joue un rôle majeur dans la santé du cerveau.

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