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La fibrose pulmonaire est une infection pulmonaire rare qui se caractérise par le développement d'un tissu fibreux pathologique qui remplace progressivement les cloisons inter alvéolaires composant le poumon normal.
La cause en est parfois identifiable mais ce n'est pas toujours le cas. Les signes cliniques consistent essentiellement en une dyspnée (difficulté à respirer) permanente et progressive qui, après un certain temps d'évolution s'accompagne de cyanose (aspect bleuté des lèvres et des doigts). A l'auscultation souvent tout paraît normal mais les sujets atteints de fibrose pulmonaire peuvent parfois se surinfecter.
Les signes fonctionnels (dyspnée, cyanose) s'aggravent alors de façon temporaire ; ils s'accompagnent d'une toux, de sécrétion bronchique et d'anomalie à l'auscultation pulmonaire, mais sous traitement adapté (antibiotiques) ils guérissent et le patient revient à son stade diagnostic.
De nombreuses maladies peuvent entraîner une fibrose pulmonaire et nécessitent parfois un traitement spécifique. Des causes externes peuvent aussi être responsables de cette affection : gaz toxiques (nitrés, chlorés, bromes, oxygène pur administré de façon prolongée), les vapeurs de métaux lourds (tungstène, bauxite, cadmium), mais aussi des agressions microbiennes (bactériennes, virales, mycologiques). Il existe également quelques rares médicaments responsables de cette affection. Enfin, la fibrose pulmonaire s'associe parfois à des maladies plus générales et assez rares : la sclérodermie, le lupus érythémateux, la polyarthrite rhumatoïde.
L'évolution de la fibrose pulmonaire est extrêmement variable. Certaines formes secondaires à des agents externes toxiques cessent d'évoluer lorsque l'on soustrait le malade à l'atmosphère responsable, ou par amélioration des conditions de travail (utilisation de hottes aspirantes lorsqu'il s'agit de contact professionnel). Le traitement vise à freiner l'élément inflammatoire de la maladie en utilisant de la cortisone ou parfois un médicament immunosuppresseur.
Il vise aussi à traiter les surinfections par les antibiotiques. L'oxygénothérapie est parfois nécessaire de façon discontinue (la nuit) lors des formes les plus évoluées.
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