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Le gène de la crise cardiaque |
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Le gène de la crise cardiaque |
S'il suffisait d'une simple prise de sang pour savoir si vous courez un risque élevé d'être victime d'une crise cardiaque ou d'une attaque cérébrale, le feriez-vous? Peut-être aurez-vous bientôt cette possibilité car des scientifiques de CODE Génétiques ont découvert une mutation au niveau d'un gène qui double pratiquement les risques dans ce domaine. L'étude, menée en Islande, a consisté à analyser les gènes cibles de 296 familles. La mutation qui a été identifiée est une modification du code génétique d'un gène appelé ALOX5AP, impliqué dans les mécanismes de l'inflammation - aujourd'hui considérée comme une cause majeure de maladie cardiaque. Le gène muté semble accroître la production d'un composé chimique mis en évidence dans le sang de personnes sujettes à des crises cardiaques. Il s'agit du leucotriène 84, qui est donc bien placé pour servir d'indicateur du niveau d'inflammation des parois artérielles. Rappelons que l'inflammation des artères favorise la formation de l'athérosclérose. La mise au point du test génétique de dépistage de cette mutation prendra encore 2 ou 3 ans. En attendant, le groupe de CODE Génétiques a commencé des expérimentations cliniques d'une molécule destinée à paralyser l'activité du gène et à désamorcer ses effets pernicieux. D'autres gènes susceptibles d'augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires ont été également identifiés. Si, prochainement, un test génétique vous révèle que vous êtes exposé à un risque accru de crise cardiaque, efforcez-vous alors de mener une vie saine : arrêtez de fumer, luttez contre la sédentarité (ou l'absence d'activité physique), luttez contre le stress, l'obésité etc. |
Diagnostique grâce à une goutte de sang |
Vous êtes sans doute suffisamment informé sur les facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires -le tabac, l'obésité, l'hypertension, un taux de cholestérol élevé, etc. Mais comment avoir la certitude que vous ne souffrez pas effectivement d'une maladie cardio-vasculaire ?
Aujourd'hui, l'examen de référence est l'angiographie coronaire. Cette technique permet de mettre en évidence d'éventuels rétrécissements des artères coronaires en les radiographiant. Pour cela, on injecte un produit qui va les rendre opaques aux rayons X. Ce dernier est introduit directement dans les artères coronaires, par un tube creux (ou cathéter) que l'on insère dans le pli de l'aine. Non seulement cet examen est assez lourd mais en plus il coûte cher : ne serait-il pas infiniment plus simple de pouvoir faire un diagnostic par l'étude d'un prélèvement sanguin ?
C'est ce que se sont dit des chercheurs britanniques, qui ont présenté un test de diagnostic en ce sens en novembre 2002. Ce test est si rapide, si bon marché et si fiable que ses concepteurs envisagent dans un proche avenir un dépistage
régulier des maladies cardio-vasculaires. En diagnostiquant le risque de crise cardiaque, le test, de l'avis des chercheurs, pourrait sauver des milliers de vies. Pour le patient, c'est très simple : il suffit de donner un peu de sang et d'attendre les résultats. Par contre, ce que l'on fait de ce sang est tout sauf simple. Ce test consiste en l'analyse moléculaire d'une goutte de sang grâce à un nouveau procédé appelé résonance magnétique protonique. Selon les résultats de l'étude publiée en novembre 2002 dans Nature Médicine, cette méthode a permis de distinguer les échantillons provenant de patients cardiaques des échantillons de patients non cardiaques avec un taux de réussite de 92 %. |
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Voir aussi: |
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