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Si le vin consommé en quantité modérée est susceptible de nous faire vivre plus vieux, il n'en n'est pas de même de l'alcool.
En effet, ce qui confère au vin ses propriétés antioxydantes ne se trouve pas dans l'alcool, mais dans les tanins et les polyphénols qu'il contient.
L'alcool n'est jamais indispensable à l'équilibre nutritionnel et ne sert pas à fabriquer de l'énergie.
L'ingestion d'importantes quantités d'alcool entraîne des effets toxiques pour de nombreux organes et à terme des lésions irréversibles :
. Sur le plan digestif
L'alcool exerce une action irritante sur l'estomac (gastrite). Il peut entraîner une stéatose (infiltration graisseuse), une cirrhose hépatite ou une pancréatite.
. Sur le plan vasculaire
L'alcool augmente la pression dans les artères.
. Sur le plan nerveux
L'alcool peut provoquer des pertes de mémoire.
. Les cancers
L'alcool augmente la fréquence de certains cancers (larynx, œsophage, estomac, pancréas, vessie).
Chaque année en France, le nombre de décès lié à la consommation d'alcool avoisine les 40 000, soit près de 10 °/o de l'ensemble des décès : 16 000 sont dus à des cancers, 8 200 à des affections digestives, 7 600 à des maladies cardio-vasculaires, 7 700 à des accidents et des traumatismes.
En outre, 14 °/o des décès masculins sont liés à la consommation d'alcool. On estime à 4 à 5 millions le nombre de consommateurs à problème (usage à risque, nocif et dépendance).
L'alcoolisme est une maladie à part entière qui se définit par une dépendance vis à vis de l'alcool.
Après cette prise de conscience, le traitement (visant à l'abstinence totale) doit être voulu et non imposé
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