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L'arthrose du genou (ou gonarthrose) peut rester tolérable très longtemps, la douleur augmentant au fil des années ou progresse très vite jusqu'à devenir invalidante tant la douleur est aiguë. Une nouvelle étude a montré qu'il était possible de prévoir l'évolution de la maladie en mesurant l'alignement de la hanche, du genou et de la cheville du malade. Un mauvais alignement de ces trois articulations représente en effet un facteur de risque aggravé de gonarthrose : si vos jambes sont arquées et vos genoux cagneux, vous courez un risque accru que vos genoux deviennent moins fonctionnels. Plus l'alignement est mauvais, plus la perte de mobilité sera prononcée.
Pour établir cette corrélation, les chercheurs ont suivi pendant 18 mois 237 personnes atteintes de gonarthrose primaire du genou. Pour chacune, ils ont évalué la sévérité de l'atteinte et mesuré l'angle hanche-genou-cheville. Quand la perte
d'alignement dépassait 5°, la détérioration fonctionnelle due à l'arthrose était bien supérieure à celle des patients chez qui un l'alignement était normal ou peu modifié.
Au cœur de ces questions se trouve la répartition des charges : un mauvais alignement augmente le poids supporté par la face interne ou externe du genou, ce qui multiplie les risques d'aggravation de l'arthrose du côté qui supporte le plus de pression. Cette étude est la première à montrer que l'alignement du genou joue un rôle déterminant dans l'évolution de la gonarthrose, ce qui, à terme, devrait conduire à améliorer le traitement de cette maladie en diminuant le stress mécanique lié à la perte d'alignement.
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