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L'appendicite aiguë
La douleur débute brutalement, en bas et à droite du ventre. Permanente, elle a tendance à devenir de plus en plus forte.
Le ventre est dur et douloureux sur une zone precise. Cette douleur s'accompagne parfois de vomissements ou d'envies fréquentes d'uriner. L'enfant garde la jambe droite repliée sur le bassin et l'aspect de son visage, pâle, inquiet, traduit une réelle souffrance. Le médecin doit alors être consulté en urgence. S'il confirme le diagnostic, il demandera rapidement l'avis d'un chirurgien qui opérera sans tarder.
L'appendicite chronique
La maladie peut être chronique quand l'enfant se plaint périodiquement de douleurs abdominales qui apparaissent progressivement et restent localisées dans la région de l'appendice. Peu intenses, ces douleurs s'accompagnent de vagues nausées et cèdent en quelques jours. Mais elles récidivent fréquemment et cessent dès qu'on a retiré l'appendice.
Opération de l'appendicite
Lorsque le diagnostic est véridique, il faut enlever l'organe infecté, car il peut provoquer un abcès, voire une péritonite. Cette infection du péritoine, due à une rupture de l'appendice, entraîne de violentes douleurs dans tout l'abdomen. La température peut atteindre 40 °C, l'état général est très altéré. Le chirurgien doit opérer en urgence. L’appendicite constitue donc une urgence chirurgicale. L'opération consiste à poser un nœud à la base de l'appendice, puis à le sectionner. Soit en incisant le flanc droit sur quelques centimètres, soit par cœlioscopie. Pour cela, on distend l'abdomen en insufflant du gaz, puis on pratique trois petites incisions (l'une au niveau du nombril, les deux autres au-dessus du pubis), avant d'introduire une petite caméra vidéo. Cette technique présente aussi l'avantage de préciser le diagnostic lorsqu'il n'est pas évident. Il arrive, en effet, que l'appendice soit ectopique, c'est-à-dire placé plus haut ou plus bas. Autrefois, cela obligeait la pratique d’une plus grande incision et donc, à agrandir la cicatrice.
Grâce à la cœlioscopie, il suffit de déplacer la caméra et le tour est joué ! Et les suites postopératoires sont plus simples, puisqu'il n'y a pas de douleurs liées aux cicatrices et qu'il est possible de reprendre son activité au bout de deux à quatre jours, contre trois semaines dans le cas d'une incision. Dans les deux cas, l'opération se pratique sous anesthésie générale. On pourra manger et boire dès le lendemain et quitter l'hôpital après cinq jours, et même deux jours s'il a bénéficié d'une cœlioscopie.
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