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Les médicaments inhibiteurs des toxines de l'anthrax ne sont qu'une des approches actuelles. Les scientifiques tentent également d'élaborer un nouveau vaccin contre l'anthrax, car celui qui existe déjà présente des inconvénients. Ce vaccin « acellulaire » (il est uniquement composé de l'antigène protecteur ou PA) est recommandé aux seuls adultes ayant un système immunitaire très robuste et de fortes chances d'entrer en contact avec la bactérie, comme les personnels militaires et scientifiques. De plus, le vaccin actuel ne confère une protection complète qu'au bout de six injections, administrées sur 18 mois. En outre, il nécessite un rappel annuel. Le développement d'un vaccin de seconde génération est donc une priorité. Les recherches américaines les plus prometteuses s'articulent actuellement autour d'une version génétiquement modifiée de la protéine antigène protecteur (PA) afin de développer une immunité contre le véritable agent.
Les Britanniques ont aussi fabriqué un vaccin basé sur la protéine antigène protecteur et qui offre une protection après seulement deux doses par pulvérisation nasale. Des souris de laboratoire ont été immunisées de la sorte contre l'anthrax après que le vaccin leur a été administré par injection, par voie nasale ou les deux combinées.
En parallèle, des chercheurs américains ont découvert chez la souris un gène de résistance naturelle à l'anthrax qui l'empêche de tomber malade après une exposition. On sait qu'il existe une forme de gène équivalent chez l'homme, mais on ignore encore s'il offre une protection similaire. La découverte d'un tel gène est très encourageante, mais il faut maintenant développer un médicament qui imite sa fonction (le blocage de l'anthrax) chez l'être humain.
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