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L’allergie au lait de vache qui peut provoquer des affections graves de la peau.
Chez les enfants
Cinq à dix pour cent des enfants dans le monde souffriraient de dermatite atopique, une affection cutanée disparaissant souvent à la puberté et qui se manifeste par une peau sèche et des démangeaisons « très fortes dans les cas graves, et associées à des infections cutanées et des nuits sans sommeil.
Selon un etude realisé sur 74 enfants souffrant de dermatite atopique, un tiers de ces enfants était atteint d'une allergie alimentaire.
En tête de ses aliments on trouve : le lait de vache et les œufs mais aussi les cacahuètes à l'origine de réactions persistant parfois toute la vie et même fatales dans le pire des cas. Suivent le poisson, le gluten, le soja, les noix et l'orge. Ainsi l'allergie au lait de vache, qui peut aussi entraîner des diarrhées ou des crises aiguës d'asthme.
C’est une des allergies les plus répandues de la même manière que tous les produits à base de lait, tels que yaourts et fromages.
On sait déjà qu'une personne allergique au lait de vache fait en réalité une réaction à une protéine contenue dans le sérum du lait : la béta-lactoglobuline.
Son organisme produit en effet des anticorps contre cette protéine. Mais, chez les enfants allergiques, on a découvert à la surface des lymphocytes T (cellules de défense du système immunitaire) un taux nettement supérieur à la moyenne d'un type particulier de protéine : une intégrine.
Les intégrines sont des molécules qui "attachent" les cellules les unes aux autres. Dans le cas présent, elles sont essentielles pour l'acheminement des cellules immunitaires vers les sites où elles doivent intervenir.
Traitements
En stimulant avec de la béta-lacto-globuline de lait de vache, des lymphocytes T contenues dans des échantillons de sang d'enfants allergiques et d'enfants sains, la concentration d'intégrines est beaucoup plus importante chez les allergiques. On ne sait pas encore quel rôle précis joue ce nouveau "coupable" pendant la réaction allergique.
Il se pourrait qu'il intervienne aussi dans d'autres allergies alimentaires.
Cette découverte permet d'identifier avec précision les lymphocytes impliqués dans cette allergie, doit permettre d'élucider son mécanisme et, à partir de là, d'envisager une éventuelle thérapie. Ce pourrait être une désensibilisation avec des antigènes modifiés, ou l'administration de médicaments bloquant les lymphocytes et les empêchant d'orchestrer la réaction allergique.
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