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Adénome de la prostate

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Adénome de la prostate 

La prostate est une glande qui fait partie des organes sexuels de l'homme. Elle est située autour de l'urètre, au-dessous de la vessie et en avant du rectum. Elle sécrète le liquide prostatique qui constitue l'un des éléments du sperme dans lequel baignent les spermatozoïdes. Contrairement à ce que l'on croit parfois, elle ne joue qu'un rôle mineur dans l'activité sexuelle : ses sécrétions se limitent à fluidifier le sperme et à lui apporter des éléments nutritifs. De fait, on peut retirer la prostate sans altérer aucune des fonctions vitales de l'homme, hormis la fécondité : un sperme moins bien nourri et insuffisamment dilué perturberait la fécondité, mais n'aurait pas de conséquences graves sur la santé.

Pourtant, les maladies qui touchent cette glande (dont la plus fréquente est l'adénome) sont parmi celles qui perturbent le plus la santé des hommes après la soixantaine. Le problème, en cas de maladie de la prostate, ne vient pas d'une perturbation de la fonction de cet organe ; de plus, il est très rare que la prostate elle-même fasse souffrir. Les troubles sont plutôt liés au retentissement sur l'appareil urinaire.

Normalement, cette glande, placée au contact de la vessie et entourant le canal de l'urètre, n'est pas plus grosse qu'une châtaigne : elle pèse de 15 à 20 grammes. Avec l'âge, sous l'influence des hormones mâles, sécrétées par les testicules, elle peut se développer, et atteindre jusqu'à 40, 100 et même 200 g.

 

LES TROUBLES QUI PRÉVIENNENT

Au moment d'uriner, deux phénomènes se produisent : la vessie se contracte pour chasser l'urine et le col s'ouvre pour la laisser passer. A l'état normal, la prostate est suffisamment souple pour autoriser l'ouverture et la fermeture du col. En revanche, quand elle grossit, elle gêne l'ouverture du col et perturbe l'évacuation des urines et l'éjaculation.

Apparaissent alors certains troubles tels que :
• Un besoin fréquent d'uriner, surtout la nuit.
• Des difficultés pour la miction.
• Une miction anormalement lente, avec une baisse de la force du jet urinaire.
• Des douleurs en urinant ou lors des rapports sexuels.
• Des écoulements anormaux.

Autant de troubles fort gênants, mais dont beaucoup d'hommes ne parlent pas à leur médecin ; soit par pudeur, soit parce qu'ils pensent qu'il s'agit d'une fatalité due à l'andropause ; soit encore par crainte inavouée d'une maladie plus grave. Crainte, le plus souvent injustifiée, car l'adénome est dix fois plus fréquent que le cancer ; et ne se transforme jamais en cancer. Or, à moyen terme, des complications peuvent apparaître si rien n'est entrepris : infections, calculs, distension de la vessie suivie d'une incontinence. D'où l'importance d'une prise en charge précoce dès le début de la maladie.

 

Le traitement de l'adénome de la prostate est d'abord médical. Jusqu'à ces dernières années, les urologues ne disposaient que de substances anti-inflammatoires qui, en décongestionnant la prostate, permettaient un certain soulagement des symptômes. Plus récemment, on a mis au point des médicaments qui facilitent l'ouverture du col vésical, appelés alpha-bloquants, grâce auxquels l'évacuation des urines de fait mieux.

 

L'ADÉNOME DE LA PROSTATE ET SES TRAITEMENTS NE RENDENT PAS IMPUISSANT

C'est faux, comme il est faux de prétendre que les divers traitements engendrent des troubles de la sexualité (à l'exception de l'hormonothérapie, qui est abandonnée pour ces raisons) : la chirurgie entraîne bien une éjaculation rétrograde mais pas d'impuissance.

Comment les alpha-bloquants agissent-ils ?

Pour le comprendre, on doit revenir au fonctionnement de la vessie. Elle est constituée d'un muscle dont la contraction est commandée par un influx nerveux, cheminant le long des nerfs et transmis aux cellules musculaires grâce à un médiateur chimique : les liaisons nerveuses sécrètent une substance qui agit sur les cellules musculaires et provoque leur contraction.

Les substances chimiques ainsi sécrétées sont de deux sortes : l'acétylcholine, qui provoque la contraction du muscle de la vessie, et l'adrénaline qui entraîne la contraction du col vésical. Cette dernière substance est captée par des récepteurs alpha, situés sur le col de la vessie. Si l'on bloque ces récepteurs alpha par une substance qui remplace l'adrénaline, les cellules musculaires ne peuvent plus se contracter et le col vésical reste ouvert. Les médicaments, dotés de ce pouvoir alpha bloquant, diminuent la contraction musculaire au niveau du col de la vessie. Les alpha-bloquants ne peuvent pas toujours éviter une intervention chirurgicale, mais ils sont aujourd'hui considérés comme le seul traitement médical disponible ayant un mécanisme d'action connu et une efficacité démontrée. Selon les spécialistes qui participaient à cette conférence : ils apportent une solution pour les patients dont l'indication opératoire n'est pas absolue ; ceux chez qui la chirurgie est contre-indiquée, ou qui la refusent.

Voir aussi:  

Un oligo-élément : c’est quoi ?
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Cracher du sang : les causes
La cyclothymie: symptômes et traitements