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OGM : un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (animal, végétal, bactérie, virus...) dont on a changé le patrimoine génétique en transformant un de ses gènes ou en lui en ajoutant un autre.
Dans les laboratoires, des chercheurs ont déjà inséré un gène de scorpion dans une tomate pour la rendre résistante aux attaques d'insectes, un gène de virus dans une pomme de terre pour limiter les maladies des plantes, ou un gène d'homme dans du tabac pour accroître la tolérance aux métaux lourds.
Comment cela est-il possible ?
Tous les organismes vivants présents sur la terre sont gouvernés par l'information stockée dans leurs gènes. Or, ils possèdent le même support d'information génétique puisqu'ils découlent du même processus d'évolution. Ce support n'est rien d'autre que l'ADN (acide désoxyribonucléique) qui synthétise toutes les protéines de l'organisme.
Les manipulations génétiques de l'animal à l'homme en passant par les plantes sont aujourd'hui infinies. Il suffit d'enlever ou de remplacer un gène par un autre comme un simple programme informatique dans un ordinateur. À noter que plus l'organisme vivant est complexe, plus il possède de gènes. On en dénombre environ 2 000 pour une bactérie, 20 000 pour une plante et 100 000 pour un animal.
À quoi ça sert ?
Les OGM sont aujourd'hui présents dans de multiples domaines d'activité. On les utilise dans les laboratoires pharmaceutiques pour fabriquer des médicaments, dans l'industrie pour résorber les pollutions et dans l'agro-alimentaire pour améliorer les pratiques agricoles et les aliments qui en découlent.
À l'heure actuelle, la plupart des consommateurs sont surtout méfiants à l'égard des OGM utilisés dans l'agriculture. Motif : ils ne comprennent tout simplement pas leur intérêt.
En théorie, la manipulation des gènes laisse la porte ouverte à toutes les plus belles inventions : des plantes qui poussent dans le désert ou sur des sols pollués, des melons et des fraises sucrées et goûteuses, des tomates qui ne pourrissent pas... Bref, un monde meilleur.
Un monde où l'agriculture ne serait plus polluante grâce à des plantes résistantes aux insectes dévastateurs, où plus personne ne pourrait mourir de faim grâce à des semences moins chères et plus faciles à cultiver, où les aliments seraient meilleurs pour la santé et les papilles...
Tels sont les nombreux bénéfices mis en avant systématiquement par les entreprises productrices d'aliments transgéniques pour justifier leurs recherches auprès de l'opinion publique.
Mais en pratique, force est de reconnaître que la réalité est différente. Les OGM cultivés en grande quantité, comme le maïs ou le soja, ce sont des plantes résistantes à des herbicides ou des insectes susceptibles d'entraîner des problèmes écologiques et sanitaires. Face à cela, des associations de consommateurs et d'écologistes, déjà échaudées par quelques scandales alimentaires, dénoncent avant tout l'intérêt commercial des multinationales qui veulent avoir la main mise sur la production agricole mondiale.
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