 |
Le sol, et plus particulièrement la couche arable, est un milieu dans lequel prolifèrent des multitudes d'organismes vivants. Parmi cette pédofaune, certaines espèces sont utiles ou bénéfiques, comme par exemple le ver de terre; d'autres sont nuisibles, en ce sens qu'elles parasitent les légumes aux dépens desquels elles se nourrissent. Ce sont notamment: le ver gris, le ver blanc, la larve fil de fer, des pucerons et bon nombre d'autres insectes et leurs larves.
Le seul moyen réellement efficace d'éliminer les parasites est de procéder à un traitement généralisé de la terre avec un insecticide du sol. Il s'agit en général d'un produit à base de bromophos à distribuer en poudrage sur la terre à la dose de 2 kg par are ou en solution, soit par arrosage soit encore par pulvérisation.
Par ce moyen, tous les insectes du sol sont détruits et il faudra environ six mois pour que se reconstitue la faune entomologique du jardin. On peut donc être assuré que, pendant cette période, les légumes ne seront plus parasités par des insectes. Il me faut cependant attirer l'attention du jardinier sur le fait que l'insecticide tue sans discrimination tous les insectes, les bons comme les mauvais et qu'il s'agit d'un nettoyage par le vide qui perturbe dangereusement l'équilibre biologique du sol. Des traitements répétés risquent, en fin de compte, de «tuer la terre» en ce sens que les transformations du milieu organique sont dangereusement perturbées et que la production naturelle d'humus est arrêtée. Or une terre sans humus est une terre morte. Il faut donc faire un choix !
Ajoutons que les insecticides sont absorbés par les légumes, par le biais de la sève puisée par les racines, et que ces pesticides fixés dans les tissus végétaux se retrouvent après consommation dans les organismes, où ils se fixent dans les graisses. A long terme, la consommation de légumes pollués par des insecticides risque donc de susciter des dommages graves aux hommes et à leur descendance.
|
 |