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On les appelle des rates et ils peuvent parfois réduire à néant en quelques jours tous les efforts consentis par le jardinier pour produire une récolte abondante.
Ces rongeurs sont en fait des mulots, des surmulots et le terrible campagnol. Les nids sont installés dans la terre, et la zone parasitée est parcourue par des multitudes de galeries qui peuvent parfois provoquer des effondrements du sol. Les rongeurs sont omnivores, c'est-à-dire que leur alimentation est très variée et qu'ils se nourrissent pratiquement de tout ce qui leur tombe sous la dent. Au potager, les dégâts peuvent être très importants, et il n'est pas rare de voir des lignes entières détruites par les rongeurs.
Un moyen simple et efficace d'interdire l'accès du potager à ces intrus est de l'entourer d'une haie dense de sureau. Cette haie protégera le potager des vents, permettra aux oiseaux d'y construire leur nid et, de plus, donnera, après une jolie floraison blanche, des fruits qui peuvent servir à la confection d'une confiture appréciée. De plus, les racines du sureau dégagent une odeur répulsive pour les rongeurs en général, et le campagnol en particulier. On joint donc l'utile à l'agréable.
Des campagnes de dératisation sont parfois entreprises par les instances officielles. Elles consistent en la distribution d'aliments parasités par une maladie fatale aux rongeurs.
On peut aussi introduire dans les galeries des appâts à base de coumarine. La coumarine est un inhibiteur de la vitamine K; attirés par le produit, les campagnols s'en repaissent et emportent la nourriture au nid où les jeunes s'en sustentent. La vitamine K détruite par la coumarine, le sang des rongeurs est rendu plus fluide. En fait, ils deviennent hémophiles et meurent d'hémorragies internes. Ce mode de destruction n'est pas polluant, puisqu'il n'est pas fait usage de poisons. De plus, la plupart des animaux atteints meurent en sous-sol et ne risquent pas d'être consommés par d'autres prédateurs.
La prolifération des rongeurs est le résultat du déséquilibre écologique suscité par l'homme, notamment par la destruction inconsidérée des rapaces diurnes et nocturnes, ainsi que des autres oiseaux de proie, dont la nourriture principale était constituée par des rongeurs.
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