|
Le céleri est un légume de premier choix entrant dans de multiples préparations culinaires. Cette plante bisannuelle de la famille des ombellifères, comme la carotte et le cerfeuil, est délicate et exigeante. La conjonction de ces deux facteurs suscite une réussite spectaculaire de la culture, mais la moindre erreur de fertilisation ou de technique entraîne l'échec.
On cultive trois sortes de céleris:
1. Les céleris à côtes ou à pieds, divisés en variétés blanches ou vertes ;
2. Le céleri rave ;
3. Le céleri à couper.
Si les modes de culture sont différents pour chaque classe, les exigences de base sont les mêmes pour tous.
Le céleri est une plante frileuse qui ne pourra être plantée au jardin qu'à partir de la seconde quinzaine d'avril. Pour une réussite parfaite, il faut planter des jeunes sujets qui, après avoir été semés en serre ou en couche chaude, auront été repiqués une première fois sous abri, de manière à obtenir un système radiculaire bien développé.
La terre doit être fortement fertilisée et Peau doit pouvoir être dispensée en abondance, faute de quoi la hampe florale, qui normalement n'apparait que la seconde année, se développerait prématurément et la récolte serait perdue.
Les graines sont petites et dégagent une odeur très caractéristique (1 g en contient 2.500 environ). Il faudra donc semer très clair et très peu pour assurer le nombre de pieds suffisants après une vingtaine de jours. Le pouvoir germinatif de la graine est de 8 ans.
Les semences fines ne sont pas enterrées, et il faut maintenir le semis humide par des bassinages réguliers.
Le semis
Pour obtenir du céleri toute Tannée, on sème dès février les trois sortes de céleris. Le semis se fait en couche tiède en pleine terre, en caissette ou mini-serre placées sur la tablette d'une fenêtre ou dans une véranda, ou mieux en petite serre chauffée, ou encore en terrine, ou dans un propagateur chauffé. Semez la quantité nécessaire pour obtenir 15 à 20 pieds (consommation suffisante pour un ménage de 4 personnes).
Quand les jeunes plantes ont 2 feuilles, elles sont repiquées en couche froide à 8 cm en tous sens, ou en pots de tourbe, et maintenues dans la partie la plus aérée de la serre.
La plantation se fait en avril à 30 cm en tous sens. La récolte a lieu en août. Lin second semis en mars, réalisé dans les mêmes conditions, donnera une récolte de même valeur en septembre.
Ceux qui ne possèdent aucun moyen de produire de jeunes sujets de primeur en avant-saison commencent les semis en avril, pour autant que la température du sol atteigne au minimum 10° C, faute de quoi les jeunes plantes monteraient prématurément en graines.
Le semis se fait sur un côtier bien exposé dont la terre sera couverte d'une couche de 2 cm de terreau, destiné à capter et à retenir la chaleur du soleil.
Semez assez clair de manière à obtenir une cinquantaine de plants qui vous donneront, après éclaircissage, une trentaine de sujets bons à planter.
Dans le cas du semis en pleine terre, on ne fait pas de repiquage. Un second semis en mai se fait dans les mêmes conditions et un dernier semis en juin, mais uniquement pour les céleris à côtes.
Les récoltes s'échelonnent sur octobre et novembre pour les deux premiers semis. Les sujets issus du semis de juin sont arrachés avec motte et rentrés sous châssis en coffre froid ou sous la tablette de la petite serre.
La consommation se prolongera jusqu'en février.
La culture Le céleri est exigeante, il sera cultivé en tête d'assolement.
La culture chimique Bêchez à grosses mottes avant l'hiver et enfouissez 50 kg pour 10 m2 d'un bon fumier très décomposé. Au printemps, lors de la préparation du sol, incorporez au sol 1 kg pour 10 m2 d'un engrais chimique composé 8-14-17. En cours de végétation, arrosez tous les 10 jours avec une solution de nitrate à raison de 2 à 3 g par litre d'eau.
Les soins spéciaux
Les céleris à côtes consommés après blanchiment sont buttés en deux fois en cours de végétation pendant l'été. La récolte d'hiver peut être blanchie sous châssis couvert, en coffre froid ou en tranchée.
Les pieds soulevés avec motte sont plantés dans le fond de la tranchée et recouverts à mi-hauteur de terre fine, puis entièrement de feuilles ou de paille sèches. Un châssis protégé d'un paillasson complète la couverture.
Les variétés Parmi les nombreuses variétés offertes, nous avons sélectionné pour vous: céleri blanc doré Pascal, céleri rave géant de Prague, céleri vert à couper.
Les maladies
Le céleri peut être parasité par la larve d'une mouche qui dévore l'intérieur du pétiole des feuilles. Les feuilles jaunissent et meurent. Le jaunissement des feuilles peut aussi être provoqué par un champignon microscopique, qui provoque une rouille appelée «septoriose».
Les feuilles se couvrent de multitudes de petits points bruns très caractéristiques. Enfin, le céleri peut, sans raison apparente, pourrir et le légume est perdu.
Pour lutter contre la mouche, faites des pulvérisations tous les 15 jours avec un insecticide systémique à base de diméthoate (30 ce dans 10 1 d'eau); cessez 8 semaines avant la récolte. Contre la septoriose, faites des pulvérisations tous les 10 jours avec un fongicide de synthèse à base de zinèbe ou de captane.
|