|
C'est A. V. Verneuil, un chimiste français qui, au début du siècle, a mis au point une technique de fabrication qui porte son nom.
Le choix des composants de départ détermine la future pierre.
L'alumine, ou oxyde d'aluminium, est le composant principal des rubis et des saphirs.
La seule différence vient des petites quantités de métaux qui donnent leur couleur aux cristaux.
Le rubis doit sa couleur rouge au chrome, tandis que c'est le fer et le titane qui colorent le saphir en bleu.
Le diamant artificiel est obtenu en soumettant du carbone très pur à une pression de plus de 50 000 atmosphères et à une température de 1500°C.
Si la joaillerie absorbe une grande partie de la production, l'industrie est aussi une grande demandeuse de ces gemmes souvent extrêmement résistantes.
On utilise donc des saphirs incolores (corindons) pour fabriquer des verres de montres et des instruments de laboratoire, ou des rubis de plusieurs kilos dans la recherche sur les lasers.
Ces pierres synthétiques sont presque impossibles à distinguer des naturelles, et seule l'étude des inclusions et des impuretés permet d'en déterminer la provenance. Paradoxalement, c'est la trop grande pureté de celles-ci qui trahit leur origine artificielle.
Si vous allez un jour à Bangkok, ne soyez pas étonnés par la taille gigantesque des rubis. Ce sont des pierres artificielle
|