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Le métier de chasseur immobilier existe déjà depuis environ une dizaine d'années en France, mais il est devenu plus significatif depuis trois à quatre ans. Profession jeune, il est encore en train de se structurer et se développe rapidement.
Lorsque l'on parle de services à la personne, on pense en effet plutôt au ménage, repassage et autres babysitting ou bricolage. Un secteur en plein boom et qui continue de progresser. Or, le métier de chasseur en immobilier fait effectivement partie de ce secteur, dans le sens où il s'adresse non pas uniquement aux agences immobilières, mais aussi et surtout aux particuliers.
La profession existe déjà depuis plus de trente ans aux Etats-Unis sous le nom de Real (estate) Hunter Habituellement, les tendances américaines mettent moins de temps à nous parvenir, mais l'immobilier est un marché très particulier en France, qui est surtout axé sur le vendeur. Or, le chasseur ne se préoccupe quant à lui que de l'acheteur.
La profession
Le métier est de type commercial.
Il convient de conclure un accord avec un acquéreur potentiel et de défendre ses intérêts. Et donc de prospecter et de se faire un nom. Mieux vaut être patient si l'on n'est pas déjà connu dans le métier, car le bouche à oreille est important. Il ne s'agit pas de prendre un mandat de vente comme un agent immobilier classique, mais un mandat de recherche. La mission est donc de trouver un bien pour l'acquéreur potentiel auprès des agences, des notaires, des particuliers et de tous les acteurs du marché. Le chasseur accompagne ensuite son client jusqu'à la signature de l'acte de vente.
En détail, cela signifie :
- Prospecter pour le particulier.
- Faire les visites, et communiquer des comptes-rendus détaillés avec photos permettant un premier tri.
• Accompagner l'acquéreur potentiel lors des visites des biens sélectionnés.
- Aider à la négociation et au suivi du dossier jusqu'à la signature chez le notaire.
Le chasseur doit connaître son secteur comme sa poche et disposer d'un bon réseau local.
Voici un métier qui permet des contacts rapprochés avec les clients, avec qui l'on travaille dans une relation de confiance. Des points réguliers sont faits avec eux et le fait de pénétrer dans leur intimité, car il faut connaître avec précision leurs besoins, constitue l'un des intérêts de la profession. Le chasseur dispose habituellement d'un bureau, mais il peut tout à fait commencer à partir de son domicile.
La rémunération
La rémunération peut prendre la forme d'un pourcentage du prix de la vente ou d'une somme fixe pour des services annexes. Elle est normalement versée lorsque le client est satisfait et que le résultat est obtenu, c'est-à-dire une fois que la signature de la vente est concrétisée.
Ce dernier point signifie qu'il convient d'avoir une trésorerie ou un job d'appoint pour se lancer, car une vente prend plusieurs mois pour se concrétiser, et il faut compter avec l'irrégularité des rentrées que connaissent bien les professionnels de l'immobilier. Il faut donc être à même de faire avec une certaine insécurité financière, loin du statut de salarié.
Certains chasseurs prolongent aussi leur mission en fournissant d'autres services une fois celle-ci officiellement terminée. Cela donne lieu à un autre type de rémunération. Il peut s'agir de la mise en contact avec des banquiers, artisans, du suivi des travaux à la place des acquéreurs, lorsque ceux-ci ne sont pas sur place ; voire l'achat d'une partie de l'ameublement pour le compte des clients.
Qui sont les clients ?
Il s'agit de personnes qui ne disposent que de peu de temps, et n'ont donc pas la possibilité de rechercher un bien et faire toutes les visites de biens qui, finalement, n'ont rien à voir avec ce qu'ils recherchent vraiment. Après tout, le temps, c'est de l'argent pour ceux qui sont déjà en difficulté pour trouver le temps nécessaire à leurs activités et leurs loisirs.
Autre cas : les personnes qui recherchent un bien dans une région, voire un pays, éloigné de leur résidence principale, et qui ne souhaitent pas faire des allers-retours qui finissent par être onéreux. Il peut aussi s'agir de l'achat d'une résidence secondaire éloignée de la zone d'origine des acquéreurs potentiels. Enfin, il y a ceux qui ont besoin d'être rassurés par un professionnel, qui n'aiment pas négocier et qui veulent disposer d'informations objectives sur les prix et le marché local.
Dans tous les cas, l'accord doit non seulement être formalisé, mais donner lieu à un cahier des charges précis. La mission s'inscrit dans un document formalisé permettant d'éviter tout problème une fois que la mission avance.
Deux fédérations pour une profession
Cette toute jeune profession dispose déjà de deux fédérations : la Fédération Nationale des Chasseurs Immobiliers (wmj.fnd.fr) a été créée en 2006 et la Fédération Française des Chasseurs Immobiliers (www. federation-chasseurs-tmmobiliers. com), créée en 2007.
Celle-ci regroupe les chasseurs professionnels qui travaillent pour le compte de leurs clients acheteurs. Une charte de déontologie a été élaborée par chacune des fédérations, afin de présenter de meilleures garanties. Un blog est également ouvert et des formations sont en projet pour aider les futurs chasseurs.
Avoir à faire à un chasseur adhérent à une fédération a pour but de rassurer le client. En effet, la chance de déontologie que les membres signent précise les points suivants, entre autres :
• Les agents immobiliers, marchands de biens et promoteurs ne peuvent faire partie de la FNCI, car ils ont un intérêt personnel à la vente. Ils peuvent par contre être membres dans la FFCI. C'est ici que se situe la différence majeure.
Lorsque le chasseur est aussi agent immobilier, il est clair que cela fait partie de sa mission habituelle et qu'il va proposer des biens qu'il a la vente, ainsi que ceux des agences partenaires avec qui il a l'habitude de travailler.
Dans le cas où il s'agit d'une profession à part où le chasseur n'est pas lié à une agence, il est clair que le challenge est à la fois plus complexe, mais plus clair pour le client.
• Le chasseur immobilier professionnel fait signer un mandat de recherche à son client, qui prédise en particulier les moyens mis en œuvre, la durée de ce mandat ainsi que sa rémunération.
• Le chasseur membre de la fédération doit détenir une carte professionnelle ainsi qu'une garantie financière (Loi HoguetJ.
• Le chasseur garantit la confidentialité des informations données par le client.
Le cas des visites via une agence
Par rapport aux agences immobilières, la position du chasseur doit être claire : s'il signe sur un bien présenté par une agence, il s'engage à ne pas contacter le propriétaire du bien en direct. Ce style de comportement est assez fréquent chez les clients particuliers qui cherchent ainsi à éviter le versement d'une commission. Une attitude peu recommandable, même si elle est financièrement profitable.
En effet, le particulier profite dans ce cas du travail déjà effectué par l'agent sans le payer ensuite. Un comportement peu admissible si on le transpose à d'autres métiers. Pour le chasseur, le danger est identique, le client pouvant avoir la tentation une fois le bien trouvé, de contacter le propriétaire en direct, quand ce n'est pas celui-ci qui le propose. D'où l'importance de signer un contrat en bonne et due forme.
La loyauté fait donc partie du métier de chasseur, ce qui ne l'empêche pas de prospecter les particuliers directement en priorité afin de faire faire un bon deal à son client. Le client peut d'ailleurs spécifier dans ses desiderata qu'il veut acheter en direct. Ce qui signifie que le chasseur doit être particulièrement performant dans sa zone et disposer du réseau de connaissances adéquat. Mieux vaut ouvrir la recherche à toutes les sources possibles.
En conclusion, voici un métier intéressant pour qui s'intéresse au secteur de l'immobilier et qui permet notamment d'exploiter les connaissances et relations acquises dans une zone géographique précise.
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