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25% des grossesses issues d'une stimulation ovarienne aboutissent à la naissance de jumeaux.
Porter deux bébés implique d'emblée une surveillance plus médicalisée de la grossesse. « Le risque principal, c'est celui de la prématurité puisqu'elle concerne encore 50% des jumeaux», rappelle Jean-Claude Pons, spécialiste de ces grossesses atypiques.
L'utérus subit en effet une tension très forte. À 32 semaines de grossesse, il a déjà la taille de celui d'une femme arrivée à terme qui n'attend qu'un seul enfant. Or, ce fameux terme est encore loin, puisqu'il se situe entre 37 et 40 semaines d'aménorrhée !
La femme qui attend des jumeaux doit donc tout faire pour éviter la prématurité, avec ses risques de complications et parfois de longs mois d'hospitalisation pour les bébés. Le repos est essentiel, et si elle travaille, elle sera arrêtée dès la 24e semaine.
Médicalement, elle est très suivie, avec des rendez-vous toutes les 3 semaines jusqu'à 18 semaines d'aménorrhée, puis tous les 15 jours, et enfin toutes les semaines. Ces visites visent à dépister au plus tôt d'éventuels problèmes, tels l'hypertension artérielle, un possible retard de croissance de l'un ou l'autre des fœtus, un dysfonctionnement du placenta ou une ouverture prématurée du col.
Au besoin, un repos complet au lit, voire une hospitalisation dans une maternité de niveau III peut être envisagée pour limiter tout risque de naissance avant terme.
Apres la naissance
Une fois les petits bouts de chou nés, commence la réelle aventure, avec bien sûr son lot de joie et d'émerveillement, mais aussi de fatigue et de nécessaire organisation. L'association Jumeaux et plus informe et soutient les parents et futurs parents de jumeaux et leur explique que dans les premiers mois, le maître mot, c'est bien sûr l'organisation. En moyenne, ce sont 14 tétées ou biberons à donner par 24 heures ! Un travail quasi non stop, qui, en plus du bain et des changes, occupe les parents environ 12 heures par jour.
Plus qu'un temps complet, auquel s'ajoute évidemment le travail domestique habituel et d'éventuels frères et sœurs qu'il ne faut surtout pas léser ! Cette surcharge de travail est, bien entendu, source de fatigue physique, mais aussi nerveuse, et la maman doit absolument être aidée par ses proches, par une travailleuse familiale (se renseigner auprès la CAF) ou une aide ménagère afin de lui permettre de souffler un peu. Sinon, l'épuisement guette, si ce n'est la dépression postnatale qui, selon les chiffres, atteindrait 15% des mamans de jumeaux, sans être toujours bien dépistée ! Pourtant, selon l'association Jumeaux et plus, cette fatigue se fait parfois plus ressentir, non pas à la naissance, mais bien 18 à 24 mois plus tard. Car les bébés sont alors devenus de jeunes enfants très remuants demandant une vigilance constante.
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