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La préparation à la naissance vise à atténuer le stress et à faire face aux douleurs. Fortement recommandée par les spécialistes, cette étape est pourtant souvent négligée : seules 37 % des femmes la suivent, en majorité pour leur premier accouchement. Il faut croire que les futures mères s'en remettent au corps médical et à la péridurale pour mettre au monde leur enfant et c'est dommage ! Car si la péridurale supprime la douleur, elle n'aide pas le bébé à naître, bien au contraire : Moins on a de perceptions, plus il faut se préparer. D'autre part, la péridurale ne gère pas les peurs et les questionnements. La préparation à la naissance, l'accès à des groupes de discussion, est très importante. Elle détend les futures mamans, enlève certaines de leurs angoisses et dédramatise ce que leur entourage a pu leur raconter. Car la douleur, on le sait, est à la fois physiologique et psychologique.
On souffre dans sa tête autant que dans son corps. La préparation classique à la naissance, proposée par toutes les maternités, comporte huit séances prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Elle est issue de la fameuse méthode dite de l'accouchement sans douleur, importée de l'ex-URSS dans les années 50. A l'époque, il s'agissait, d'une part, de déconditionner les femmes, habituées à associer contractions et douleur, d'autre part de les entraîner à associer leurs perceptions à la respiration haletante du petit chien afin de les détourner de leur souffrance. Faute d'anesthésiques capables de bloquer la transmission de la douleur, c'était au moins une façon de la maîtriser. A l'heure de la péridurale, le programme a évolué pour s'adapter au niveau actuel des connaissances des femmes et à l'apport de techniques comme le yoga, la relaxation... Cette préparation est aussi un moyen pour les femmes de se réapproprier leur corps.
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