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Il faut parfois bousculer la nature pour que l'accouchement se déroule mieux. Pour raison médicale ou par pure convenance, le gynécologue peut proposer de déclencher l'accouchement artificiellement. Les motifs médicaux sont clairement définis : dépassement du terme (plus de quarante et une semaines), arrêt in utero de la croissance du bébé ou pathologies diverses comme le diabète ou l'hypertension artérielle. Certains parents préfèrent prendre rendez-vous pour accoucher et organiser un déclenchement dit « de convenance ». Celui-ci ne peut pas avoir lieu n'importe quand : la durée de gestation doit avoir atteint au moins trente-neuf semaines d'aménorrhée, soit huit mois et demi de grossesse et le col de l'utérus doit être « mûr », c'est-à-dire souple, ramolli et légèrement ouvert. La position du bébé doit également se montrer propice à l'accouchement.
Si tous ces critères sont réunis, la sage-femme va pouvoir déclencher le travail au moyen de médicaments. Pour cela, deux solutions : soit elle pose une perfusion continue d'ocytocine, liquide qui provoque des contractions, soit elle applique un gel à base de prostaglandines aidant à l'ouverture du col de l'utérus. Cette seconde pratique est plutôt réservée aux déclenchements pour raison médicale. L'anesthésiste pose la péridurale quand les contractions commencent à être régulières et douloureuses. Il n'est pas rare que la poche des eaux soit rompue artificiellement, ce qui contribue à accélérer les contractions. Ensuite, l'accouchement se déroule comme n'importe quelle naissance par voie basse et dure en moyenne huit heures. Les avantages s'avèrent multiples pour les parents, mais aussi pour le corps médical :la plupart des déclenchements ont lieu entre 8 heures et 22 heures, l'équipe peut mieux s'organiser et la maman est accouchée en clinique par le médecin qui l'a suivie. En revanche, déclencher le travail provoque des contractions plus vives et les parents doivent se faire à l'idée de vivre ce moment de façon très médicalisée.
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