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Dans l'imaginaire, la césarienne reste encore trop souvent associée aux cas d'urgence. Pourtant, une large majorité des césariennes est programmée à l'avance et se déroule sans complication particulière sous péridurale ou sous rachianesthésie,technique moins contraignante que la péridurale. Le plus souvent, le besoin d'une césarienne est mis en avant assez tôt pendant la grossesse, comme lorsque le bassin est trop étroit ou pour la naissance de jumeaux.
Mais il n'est pas exclu qu'elle soit programmée quelques jours avant l'accouchement, comme par exemple lorsque le bébé se présente mal. Dans tous les cas, la mère prend rendez-vous comme pour un déclenchement et entre à la maternité la veille ou le matin de l'accouchement. Ensuite, tout se passe en moins d'une heure au bloc opératoire. Le pubis de la mère est légèrement rasé, l'équipe place une sonde urinaire, l'anesthésie est posée, le ventre badigeonné de bétadine et recouvert d'un champ opératoire.
Le chirurgien a le choix entre deux méthodes : après avoir pratiqué une ouverture de 8 ou 9 centimètres au niveau du bas-ventre, il peut soit inciser les couches qui précèdent l'utérus une à une, soit séparer tous ces tissus d'un coup, dans le sens des fibres. Cette deuxième méthode, dite "de Stark", permet de gagner du temps et améliore les suites opératoires. Enfin, il déplace légèrement la vessie avant d'aspirer le liquide amniotique et d'extraire le bébé. Reste à sortir le placenta et à recoudre.
Le hic, c'est que la place du papa n'est pas toujours clairement définie et beaucoup d'équipes refusent qu'il assiste à l'intervention. Il est en revanche toujours convié à la première toilette du bébé. Pour la maman, les suites diffèrent quelque peu de celles d'un accouchement normal : le séjour à la maternité dure environ une semaine et les premiers pas indispensables dès le lendemain pour éviter une phlébite, sont assez difficiles. Les tranchées utérines, c'est-à-dire les contractions permettant à l'utérus de reprendre sa forme d'origine, s'avèrent plus douloureuses mais l'équipe médicale possède tous les moyens nécessaires pour calmer ces maux. Quoi qu'il en soit la mère pourra allaiter son bébé et s'en occuper à sa guise. La suite est la même pour toutes les mamans, quelle que soit leur manière d'accoucher. |
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