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Le pièpe des régimes
Dès qu'on se met au régime, la culpabilité parasite les repas et en chasse le plaisir. Les premiers temps, le moral revient vite car le fait de prendre les choses en main joue un rôle euphorisant. Mais à la longue, restrictions et diktats peuvent conduire à une obsession de la nourriture qui peut miner le moral. Les échecs successifs des tentatives d'amaigrissement entretiennent le mal-être, pouvant favoriser à tout moment l'apparition d'une dépression. L'idée même d'une restriction possible déclenche d'ailleurs des comportements irrationnels. Comme les écureuils avant l'hiver, le sujet qui pense commencer un régime le lendemain se met à manger plus que de coutume les aliments dont il craint le bannissement (tablettes de chocolat, noisettes...). Le seul fait de supprimer l'idée de régime et d'interdit alimentaire libère lui fait consommer sans excès ces aliments goûteux.
Pour certains, une des réponses spontanées aux moments de spleen, c'est de manger : la nourriture calme la tension engendrée par l'émotion, elle est source de plaisir. Tant que ce recours reste épisodique, rien d'alarmant. S'il devient récurrent, mieux vaut prendre l'avis d'un nutritionniste.
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