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L’assurance vie en cas de vie, à laquelle on s’intéressera ici, permet de répondre à un double objectif de prévoyance (versement d’un capital en cas de décès) et d’épargne (versement du capital en cas de vie). En effet, la plupart des contrats d’assurance vie prévoient le versement du capital au bénéficiaire non seulement si l’assuré est en vie au terme d’un certain délai (assurance en cas de vie proprement dite), mais aussi si l’assuré décède dans ce délai (c’est la contre assurance décès).
L’assurance vie doit être distinguée d’un contrat qui lui est proche, le contrat de capitalisation. Les bons ou contrats de capitalisation correspondent à des opérations purement financières. Le souscripteur verse une ou plusieurs primes pour, au terme d’un délai fixé à l’avance, recevoir le capital épargné augmenté des intérêts. Sur le plan de l’impôt sur le revenu, bons de capitalisation et contrats d’assurance vie sont traités de la même manière (voir dans la partie Fiscalité « Le prélèvement libératoire » et « Les avantages de l’assurance vie »). En revanche, bons de capitalisation et assurances vie suivent des régimes très différents en droit civil. En cas de décès du souscripteur, le capital et les intérêts du bon de capitalisation appartiennent à la succession. Au contraire, lorsque l’assuré décède, le capital de l’assurance vie échappe à la succession pour être transmis au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au contrat.
Qui sont les acteurs de l’assurance vie ?
Outre l’assureur, le contrat d’assurance vie met en présence trois personnes : le souscripteur, l’assuré et le bénéficiaire. Le souscripteur est à l’origine du contrat puisqu’il souscrit la police d’assurance vie auprès de l’assureur et s’engage à verser les primes. Le souscripteur doit donc être « capable » au sens du droit civil, c’est à dire être majeur et ne pas faire l’objet d’un placement sous tutelle. Un contrat peut être souscrit au nom d’un enfant mineur mais sous la responsabilité de ses parents administrateurs légaux.
L’assuré est la personne dont le décès ou, au contraire, la survie entraîne le paiement du capital. Le plus souvent, l’assuré est aussi le souscripteur du contrat.
Le bénéficiaire est la personne qui reçoit le capital lorsque le risque assuré se réalise (décès ou survie). C’est le souscripteur du contrat qui désigne le bénéficiaire.
Généralement, le souscripteur se désigne comme bénéficiaire du capital en cas de survie au-delà d’un certain délai. Dans ce cas de figure, souscripteur, assuré et bénéficiaire ne font qu’un. Evidemment la situation est différente en cas de décès : le capital doit être transmis à une personne autre que l’assuré décédé, c’est à dire au(x) proche(s) désignés par le souscripteur-assuré.
Contrats en euros ou en unités de compte ?
Deux types de contrats d’assurance vie peuvent être proposés au souscripteur :
un contrat en euros ou un contrat en unité de comptes (UC). Entre les deux, la différence est fondamentale.
Le contrat en euros présente l’avantage de la sécurité. L’assureur est en effet tenu, au terme du contrat, de rembourser au moins le montant des primes nettes de frais.
En pratique, au sein d'un contrat en euros, un seul support est proposé, le fonds en euros, également appelé fonds général, actif général ou fonds garanti. Le contrat en euros est dit mono support. Au sein de ce fonds, les sommes sont essentiellement investies par l’assureur sur des titres sans risque (obligations…). Un taux minimum de rémunération est également garanti.
Les contrats en UC (multi supports) proposent plusieurs supports (UC). Ce sont des OPCVM (sicav et FCP), ainsi que des SCPI (fonds qui investissent dans l'immobilier). Ces supports sont risqués ; leur valeur peut baisser.
Avant de souscrire, l’épargnant doit donc bien avoir en tête qu’en investissant dans des OPCVM ou des SCPI au sein d'un contrat en UC, il prend un risque de perte en capital.
A noter toutefois que de nombreux contrats en UC proposent également un fonds en euros. Il est donc possible d'effectuer un placement à capital garanti au sein d'un contrat multisupport si la totalité de l'épargne est placée sur ce fonds à capital garanti.
Quelle est la durée d’un contrat d’assurance vie ?
La loi n’impose aucune durée minimum ni maximum. Il faut donc se reporter aux clauses de la police d’assurance (les conditions générales du contrat) qui peuvent prévoir une durée minimum au terme de laquelle le contrat sera prolongé par tacite reconduction annuelle. La plupart des assureurs laisse le souscripteur choisir librement la durée initiale du contrat. Il est parfois interdit d’effectuer des versements après le terme du contrat.
Enfin, il faut souligner le rôle important joué par la fiscalité. En effet, l’imposition des gains réalisés grâce au contrat est pénalisante durant les huit premières années et particulièrement si un retrait a lieu au cours des quatre premières années (voir Fiscalité « Les avantages de l’assurance vie »).
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