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Une femme enceint de rhésus négatif (Rh-) et un homme de rhésus positif (Rh+). Comme 15 % des femmes Rh-, risque de mener une grossesse incompatible si l’enfant hérite du rhésus paternel.
Ce qui peut entraîner une maladie hémolytique du nouveau-né, avec anémie sévère durant la grossesse et ictère grave (jaunisse). En prévention, la maman reçoit systématiquement des immunoglobulines (anticorps anti-Rh+) au moins une fois au cours du troisième tri mestre.
Ainsi, on élimine les globules rouges Rh+ présents dans la circulation et on empêche donc la mère de s'immuniser contre eux. Grâce à ces injections, la maladie hémolytique est devenue très rare, ne touchant qu'un nouveau-né sur mille.
30 % des enfants sont Rh-, comme leur maman, et ne courent aucun risque. Dans ce cas on évite des injections inutiles en déterminant le rhésus du fœtus. Jusqu'à présent, on ne le faisait pas, car il aurait fallu pratiquer une amniocentèse afin de prélever l'ADN sur les cellules du bébé.
Un test génétique vient de voir le jour, pour lequel une simple prise de sang suffit. «De l'ADN fœtal est présent dans la circulation maternelle. Il est possible de l'analyser et de mettre en évidence le gène caractéristique du groupe Rh+.
Ainsi, dès la dixième semaine de grossesse, on peut rassurer toutes les femmes qui attendent un enfant Rh- et éviter une injection d'immunoglobulines inutile.
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