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Le lait maternel reste sans conteste le meilleur lait, composition et les anticorps qu'il contient restent d'un intérêt plus que jamais affirmé pour le nourrisson. Cependant, comme l’allaitement se fait de façon directe de la mère à l’enfant, celle-ci est susceptible de transmettre les différents virus et autres bactéries contenus dans son organisme au bébé.
Dans ce sens les risques possibles de contamination sont plus élevés que, lorsqu’il s’agit d’un autre type d’allaitement. Un enfant peut être en effet contaminé par le lait de sa mère. Un des risques les plus redoutés est la transmission du HTV.
Les virus de l'hépatite B et C sont tous les deux transmissibles à l'enfant par l'allaitement, cependant l'hépatite B peut être prévenue par une vaccination, qui n'est pas le cas de l'hépatite C dont l'effort de dépistage n'est pas encore suffisant. La mère est également susceptible de transmettre à son nourrisson les polluants de son environnement par le bais de son lait. Cela est notamment vrai pour la nicotine !
Le risque ne se limite pas à la cigarette : les dioxines (présentes dans l'alimentation), ou d'autres substances reconnues cancérigènes, sont également concernées.
Faut-il pour autant déconseiller l'allaitement maternel ?
Sûrement pas ! Faut-il pratiquer des examens systématiques avant de débuter l'allaitement ? Là également, la réponse est négative. Il convient simplement de garder à l'esprit que le risque de transmission virale ou de composant nocifs au nourrisson par le biais de l'allaitement existe avant de le mettre en œuvre, un interrogatoire soigneux de la mère sur ses habitudes de vie et ses antécédents per met de bien circonscrire le risque et d'adapter les examens complémentaires à effectuer le cas échéant
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