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Il semble également que chez les très jeunes enfants, certains troubles du sommeil puissent faire suspecter une vulnérabilité particulière à la maladie migraineuse, souvent liée à un terrain anxieux. Ces troubles sont parfois banals (cauchemars, terreurs nocturnes) mais ils peuvent aussi relever d'un état que l'on nomme « parasomnie » : l'enfant se lève et marche en dormant (ces phases de somnambulisme disparaissant assez vite avec l'âge), ou grince des dents dans son sommeil (bruxisme). Un à deux pour cent des enfants de moins de dix ans pourrait ainsi être des migraineux ignorés... et de futurs adultes migraineux.
UN TRAITEMENT
La migraine est un véritable handicap pour l'enfant, car arrivé à l'âge scolaire, il est souvent « patraque », victime d'un fréquent « mal au ventre », et risque de passer pour un émotif, un nerveux, voire un paresseux, sans que son état soit pris au sérieux. Il est évident que plus l'enfant avance en âge, plus la maladie est facilement repérable, parce qu'exprimée. A l'approche de la puberté, les céphalées caractéristiques de la migraine sont la plupart du temps présentes dans le tableau clinique.
Mais les enfants sont-ils mieux soignés pour autant ?
Une étude portant sur 500 adolescents de quatorze à dix-huit ans révélait que 81 d'entre eux souffraient de migraine vraie. Aucun traitement spécifique n'était cependant appliqué, hormis la classique aspirine...
Pourtant, on sait combien il est important de traiter convenablement une maladie migraineuse. Aussi l'enfant ne doit-il pas être exclu du protocole thérapeutique ordinairement mis en place à savoir :
• Aspirine bien sûr, et ses dérivés, qui restent l'un des meilleurs médicaments de crise.
• Paracétamol.
• Glafénine.
A dose pédiatrique. Seul le médecin pourra juger de l'opportunité d'un traitement dit « d'entretien » (à base de di-hydro-ergotamine notamment). Malgré la présence fréquente des troubles digestifs d'accompagnement, aucun régime alimentaire n'est nécessaire, puisque ni le foie ni le ventre ne sont cause de la maladie migraineuse. Un seul impératif : donner à boire régulièrement pour compenser la perte de liquide qu'entraînent les vomissements. Les boissons type Coca-Cola sont particulièrement recommandées dans ce cas pour leur effet stabilisant et anti-émétique. Mettre l'enfant dans une pièce fraîche et sombre.
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