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Des solutions existent.
A commencer par une rééducation qui donne de bons résultats, surtout chez les femmes jeunes présentant une incontinence légère.
Si, par exemple, l'incontinence ne survient qu'au cours d'efforts importants, la kinésithérapie est en général la solution la plus appropriée. Dix à quinze séances suffiront pour en juger l'efficacité. Des médicaments sont aussi parfois proposés, ils n'apportent pas toujours entière satisfaction.
L’opération
La décision dépend du médecin, mais aussi de la patiente qui s'estime plus ou moins gênée dans sa vie quotidienne.
L'intervention peut être proposée en cas d'échec des autres traitements, ou si le caractère de ces fuites (facteurs déclenchant, fréquence...) paraît majeur.
La solution chirurgicale est d'autant plus indiquée que la patiente souffre aussi d'une ptôse vésicale ou utérine ("descente" de la vessie ou de l'utérus). Avant d'opérer, l'urologue examine la patiente et demande quelquefois des explorations complémentaires.
Un examen urodynamique permet en quelques minutes de mesurer à l'aide d'une microsonde reliée à des capteurs électroniques la pression à l'intérieur de la vessie et de l'urètre lors de différentes circonstances (remplissage vésical, toux, effort de retenue).
Les examens radiologiques sont rares.
Le déroulement
En fonction de la spécificité du problème, différentes opérations peuvent être effectuées. Certaines ont pour objectif de renforcer les supports de l'urètre (conduit par lequel l'urine sort). L'opération la plus souvent pratiquée et qui dure environ une heure consiste à retendre ce qui soutient le col (le bas) de la vessie, et l'urètre.
Cette intervention peut être effectuée de façon "classique", par une discrète incision au bas de l'abdomen, ou par les voies naturelles.
Depuis peu, des chirurgiens réalisent aussi cette opération sous cœliochirurgie (de petites incisions sont effectuées sur la paroi abdominale pour faire passer de fins instruments et des sondes dont l'une est munie d'un appareil optique).
D'autres techniques chirurgicales sont plus rarement indiquées : elles visent à renforcer le sphincter (l'anneau musculaire), ou parfois même à le remplacer.
Une solution peu fréquente est d'injecter une substance (téflon, collagène, silicone, ou de la graisse) sous la muqueuse urétrale pour renforcer le fonctionnement de contrôle des urines.
Le chirurgien peut également placer un sphincter artificiel.
Il s'agit d'une petite prothèse interne constituée d'un manchon de silicone implanté autour de l'urètre et relié à un réservoir abdominal par l'Intermédiaire d'une pompe placée sous la peau. La manipulation par la patiente de cette pompe permet d'uriner à volonté.
Cette opération dure deux heures et est effectuée en dernier recours (en cas d'incontinence déjà opérée et qui récidive).
Toutes ces opérations peuvent être réalisées sous anesthésie générale, ou péridurale.
Les suites et les résultats
Un cathéter péridural peut être maintenu durant deux à trois jours après l'opération pour injecter des analgésiques et éviter la souffrance postopératoire.
Les éventuelles complications sont celles de toute intervention chirurgicale et anesthésie (infection, phlébite...).
L'hospitalisation dure de trois à huit jours, en fonction de l'intervention elle-même, de l'état de santé de la patiente, etc. Puis pendant deux mois, la patiente devra éviter les gros efforts, et en particulier de porter des objets lourds.
Dans 80 % des cas, les opérées se disent satisfaites. Elles ne perdent plus leurs urines ou, en tout cas, s'estiment bien améliorées, menant une vie beaucoup plus confortable.
En cas d'échec, après un nouvel examen, des séances de kinésithérapie peuvent être proposées, ou une deuxième intervention envisagée.
les autres formes de traitement
Quand la rééducation périnéale classique s'avère insuffisante, le spécialiste peut recourir à des méthodes instrumentales ou manuelles, efficaces mais psychologiquement pénibles car invasives, donc à connotation sexuelle évidente. Les techniques instrumentales peuvent être pratiquées à domicile avec des appareils à usage personnel, mais jamais tant que la technique n'est pas bien acquise par la patiente.
• L'électrostimulation : il s'agit de stimuler la musculature à l'aide de courants électriques transmis par une sonde vaginale. Pas d'inquiétude, ce n'est pas douloureux!
• Le biofeedback: cette méthode est souvent conseillée en complément des séances d'électrostimulation. Trois électrodes (deux sur le ventre et une autre dans le vagin via une sonde spéciale) permettent d'évaluer sur un écran l'activité des muscles et de vérifier la qualité des contractions.
• Les cônes: ce sont des petits poids enrobés de plastique pesant entre 18 et 90 grammes, à insérer dans le vagin et maintenir en place tout en vaquant à ses occupations, pour acquérir un réflexe de contraction longue.
• Le toucher direct: les muscles sont stimulés directement par les doigts de la sage-femme pour produire des contractions réflexes. La technique permet aussi de masser une cicatrice d'épisiotomie douloureuse.
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